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Alouettes-Argos: il faut trouver ceux qui peuvent atteindre un niveau supérieur

Alouettes-Argos: il faut trouver ceux qui peuvent atteindre un niveau supérieur
Photo: LA PRESSE CANADIENNE/Paul ChiassonLes quarts arrières des Alouettes Jeff Mathews, Matthew Shiltz, Vernon Adams Jr. et Antonio Pipkin (de gauche à droite) à l'entraînement.

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal disputeront jeudi leur premier match préparatoire de 2019, face aux Argonauts de Toronto.

La formation montréalaise doit absolument renverser la tendance établie au cours des quatre difficiles campagnes qu’elle vient de connaître, et son personnel d’entraîneurs a bien l’intention de redresser la barre.

Les entraîneurs tenteront de dénicher au cours de cette rencontre, présentée à 11h, et celle du 6 juin, au stade Percival-Molson, contre le Rouge et Noir d’Ottawa, les joueurs d’exception.

«Je veux voir des gars capables de prendre ce qu’ils font à l’entraînement et le transposer dans un match, tout en augmentant leur niveau de jeu d’un cran, a expliqué le coordonnateur à l’attaque, Khari Jones. C’est une chose de réussir des jeux à l’entraînement; c’en est une autre de le faire quand les projecteurs sont sur vous. C’est une sensation complètement différente. Certains gars répondent aux attentes; pour d’autres, c’est plus difficile.»

Mardi, l’entraîneur-chef Mike Sherman a admis que le peu de temps à sa disposition dans la Ligue canadienne rendait ce processus difficile. Le fait d’avoir un nombre illimité de joueurs en uniforme pendant les matchs préparatoires ne vient sûrement pas faciliter les choses. Les Alouettes prévoient avoir jusqu’à 70 joueurs disponibles pour l’occasion.

«Nous savons que ces gars-là peuvent jouer au football: ils ne seraient pas ici sinon, a noté Jones. Mais on recherche des joueurs d’élite, des joueurs qui pourront contribuer dès maintenant. C’est le début de tout cela. Il y aura plusieurs postes disponibles, dont celui de quart-arrière. On veut voir comment les gars ont progressé depuis l’an dernier.»

Sherman prévoit avoir les six quarts de l’équipe — Antonio Pipkin, Vernon Adams fils, Jeff Mathews, Matthew Schiltz, Hugo Richard et Chris Marchant — à sa disposition pour cette rencontre.

«Nous allons amener tous nos quarts à Toronto, a souligné Sherman. Je veux qu’ils soient sur les lignes de côté, particulièrement nos deux plus jeunes (Richard et Marchant), qui sont Canadiens. Nous verrons comment se déroule la rencontre, mais j’aimerais leur donner du temps de jeu. C’est certain que nos quatre principaux quarts vont voir de l’action. L’ordre dans lequel ils seront utilisés sera décidé ce soir (mardi) ou demain (mercredi), pendant notre trajet de train de six heures.»

«On veut tous les voir, a acquiescé Jones. On veut analyser où ils en sont. Nous espérons donner à chacun d’entre eux du temps de jeu significatif, afin de pouvoir juger leur progression.

«Ça aide d’avoir vu ces gars-là jouer l’an dernier; ils sont plus familiers avec notre cahier de jeux. Mais on veut qu’ils passent à un autre niveau. C’est pour ça qu’on tente de garder les mêmes formations, pour bâtir en continuité. On veut voir une croissance chez ces joueurs. On l’a vu à l’entraînement, il faut le voir en situation de match. (…) Nos quarts jouent bien. Ils font les bonnes lectures, prennent les bonnes décisions. C’est ce qu’on veut: qu’ils nous rendent la tâche difficile.»

Éviter les erreurs

Du côté de la défense, le coordonnateur Bob Slowick veut voir des joueurs agressifs, mais aussi des joueurs qui ne se mettront pas dans le pétrin.

«Nous voulons surtout voir des joueurs qui comprennent leurs assignations et qui jouent à fond de train, a-t-il dit. Nous n’aurons pas de plan de match élaboré, nous voulons seulement qu’ils réussissent ce que nous avons vu jusqu’ici. On veut voir qui va nous donner l’énergie nécessaire pour aller chercher une victoire.»

À sa première saison dans la LCF, Slowick aura aussi des ajustements à apporter.

«La vitesse du jeu, je dois m’y faire, a souligné celui qui a passé 21 saisons dans la NFL. Il y a trois essais et 20 secondes entre les jeux: vous n’avez pas le temps, comme aux États-Unis, de consulter les gens sur les lignes de côté. Je ne peux me tourner vers personne pour obtenir leur opinion entre les jeux. Je dois déjà appeler le prochain.»

Frédéric Daigle, La Presse canadienne