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Malgré une saison de 106 victoires, les Dodgers ont de nouveau failli à la tâche

LOS ANGELES — Les Dodgers de Los Angeles sont de retour à la table à dessin, après avoir vu leur disette sans remporter la Série mondiale prolongée à 31 ans.

Cette année, ils n’ont même pas eu la chance d’y participer.

Les éliminatoires des Dodgers ont pris fin à l’étape de la série de section avec une défaite de 7-3 face aux Nationals de Washington lors du cinquième et décisif match mercredi soir. Il s’agit d’une fin désolante pour une équipe qui avait atteint la classique automnale lors des deux dernières années.

«Ce n’est pas quelque chose à quoi nous étions préparés», a déclaré le releveur Joe Kelly, qui a accordé le grand chelem décisif à Howie Kendrick, un ancien joueur des Dodgers, en 10e manche.

En effet, les Dodgers n’avaient caché à personne le fait que de remporter un septième titre d’affilée de la section Ouest de la Ligue nationale tout en amassant 106 victoires — deuxième plus fort total dans les Ligues majeures — n’était qu’un prélude à la réalisation de leur objectif ultime de gagner la Série mondiale pour la première fois depuis 1988.

«Nous savions tous que nous étions meilleurs que ce que nous avons montré sur le terrain», a souligné Max Muncy, dont le circuit de deux points en première manche, a donné aux Dodgers une avance hâtive.

«Parfois, c’est destiné à ne pas arriver.»

Les Dodgers auront tout l’hiver pour essayer de comprendre ce qui a cloché et d’apporter les correctifs.

Il leur faudra prendre des décisions au sujet du personnel à l’extérieur du losange, à commencer par le président des opérations baseball, Andrew Friedman. Son contrat vient à échéance à la fin du mois.

Friedman a supervisé la relance des clubs-école de l’organisation. Ses efforts ont permis de développer un groupe d’espoirs qui ont connu du succès une fois rendus au Baseball majeur.

Les joueurs d’avant-champ Matt Beaty et Gavin Lux ont effectué des départs lors des séries éliminatoires, tout comme le receveur Will Smith. À sa deuxième saison, le lanceur droitier Walker Buehler a continué de montrer qu’il est un digne successeur à Clayton Kershaw à titre d’as du personnel de lanceurs de l’équipe.

«Nous aurons bien d’autres occasions», a déclaré Buehler en parlant des chances de connaître du succès en matchs éliminatoires.

«Nous sommes bâtis pour nous placer dans cette situation.»

Il pourrait y avoir des changements au sein des lanceurs.

Le gaucher Hyun-Jin Ryu, qui a mené les Ligues majeures au chapitre de la moyenne de points mérités, et Rich Hill, un autre gaucher de 39 ans, peuvent devenir des joueurs autonomes.

Kenley Jansen, le spécialiste des fins de matchs dont la moyenne de points mérités a été la pire de sa carrière, peut mettre fin à son contrat.

Kershaw va entamer la deuxième année d’un contrat de trois ans d’une valeur de 93 millions $ qu’il a paraphé en novembre 2018. Le triple lauréat du trophée Cy Young a écopé un sabotage lors du cinquième match après avoir accordé des circuits sur des lancers consécutifs qui ont permis aux Nationals d’égaler le score en huitième manche.

«Je ne marcherai pas la tête basse, a affirmé Kershaw. Je serai ici l’an prochain et je tenterai de faire la même chose, chaque année.»

Le gérant Dave Roberts, qui a signé une prolongation de contrat de quatre ans en décembre, a vu certaines de ses décisions lors du 5e match remises en question. Un peu comme ses manoeuvres avec ses lanceurs lors de la Série mondiale l’an dernier avaient été remises en doute — même par le président Donald Trump.

Roberts n’a pas tenu compte des statistiques avancées lorsqu’il a laissé Kershaw amorcer la huitième manche après qu’il eut inscrit le dernier retrait en septième.

«J’étais vraiment à l’aise avec ça. Il est un joueur en qui je crois, en qui j’ai confiance, et ça n’a pas fonctionné.»

Anthony Rendon a amorcé la manche avec un circuit et Juan Solo l’a imité aussitôt après pour créer l’égalité.

«Mon travail est de placer des joueurs dans la meilleure position possible pour qu’ils connaissent du succès, et si ça ne fonctionne pas, il y aura toujours des gens pour remettre vos décisions en doute, a déclaré Roberts. Je n’ai aucun problème à en supporter le fardeau.»

Beth Harris, The Associated Press