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François Bugingo : l’«International» des médias québécois!

François Bugingo est un ami. Pour éviter le mélange des genres, j’ai longtemps hésité avant de lui dédier l’une de mes chroniques consacrées aux Québécois d’adoption qui crèvent l’écran.

Il y a cinq ans, j’ai eu la chance de rencontrer cet homme brillant des médias. À l’époque, avec mes associés, on a décidé de consacrer la couverture de notre magazine, Réussir ici, à des personnages issus de l’immigration qui font la différence dans leur pays d’accueil. Étant l’incarnation du globe-trotter qui est tombé dans la marmite de la nouvelle internationale dès le berceau, François Bugingo était en tête de notre liste.

Cette année-là, l’animateur d’origine rwandaise tenait la barre d’une émission à la Première Chaîne de Radio-Canada. J’ai profité d’une collaboration dans la tour du diffuseur public pour le rencontrer à sa sortie de studio. Une fois les présentations de rigueur faites, François Bugingo a mis son bras autour de mes épaules et m’a demandé de l’accompagner jusqu’à son bureau. Le gars était d’une gentillesse déconcertante, car dans ce monde des animateurs, les ego sont souvent surdimensionnés. D’ailleurs, certaines vedettes revendiquent un salaire qui dépasse celui du premier ministre du Québec.

Quelques jours après, j’ai fait connaissance avec François Bugingo l’homme. Le chroniqueur, que j’avais découvert auparavant à Télé-Québec, est aussi brillant dans la vraie vie qu’au petit écran. En à peine deux heures d’entrevue, il ne m’a pas seulement raconté sa vie, il m’a entraîné dans un tour du monde des nouvelles. Sur chaque dossier, événement délicat ou fait historique international, il avait des anecdotes, des faits inédits ou des révélations puisées chez les grands de ce monde.

L’ex-vice-président de Reporters sans frontières en a visité des contrées éloignées. Il a derrière la cravate la couverture de plus de 150 pays, dont des zones de guerre infranchissables qu’il a réussi à percer.

Depuis notre première rencontre, j’ai été étourdi par les déplacements à l’étranger de cet amoureux fou du sport. On garde le contact où qu’il soit. Grâce à nos échanges, j’ai été témoin à distance de ce qui se passait sur le terrain aux quatre coins du monde.

Naturellement, j’ai longtemps été scandalisé qu’un tel talent ne soit pas à la barre de sa propre émission télé pour éclairer le public québécois avec son savoir-faire, son réseau de contacts hallucinant et sa longue et époustouflante expérience internationale.

C’est chose faite. LCN, la chaîne d’info en continu du Groupe TVA, a réussi le coup fumant de la rentrée télé. Dès septembre prochain, François Bugingo y animera une émission consacrée à la nouvelle internationale. Je vais enfin me réconcilier avec LCN!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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