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Djihadisme: le mauvais exemple français

Si vous tripez sur le modèle français d’intégration des immigrés, vous êtes dans le champ. Dans un tel modèle identitaire de l’exclusion, tout le monde est perdant!

Les chiffres officiels parlent de plus de 700 combattants français qui sont partis pour le djihad en Syrie. Désormais, des adolescentes y participent et certains papas emmènent même leurs enfants. Leurs proches restés en France se sont mobilisés.

Un récent reportage de France 3 parle de l’histoire de Meriam Rhaiem, un symbole de ce combat. En octobre dernier, son ex-mari embrigadé dans un islam radical lui a enlevé sa fille. Il l’a emmenée sur le front en Syrie pour mener ensemble le djihad. Assya n’avait que 18 mois.

Le visage d’Assya est devenu le symbole du combat mené par tant de parents qui essayent d’extirper leurs enfants des griffes des djihadistes. Depuis qu’ils ont uni leurs forces, ces parents ne cessent d’interpeller leur gouvernement.

Dans ce reportage de la chaîne publique française, une autre mère, une Française de souche, pleurait la perte de sa fille. Sandra est tombée dans les bras d’un fondamentaliste. Exilée avec lui en Égypte, elle y est morte, car son djihadiste de mari a refusé d’appeler les médecins lors d’un accouchement compliqué.

Ces centaines de jeunes Français subissent un lavage de cerveau en règle sur l’internet. Dans un extrait vidéo de cette aveugle propagande, on voit comment on arrive à endoctriner des enfants. Sur des images de jeunes combattants, le message en français est d’une rare violence: «Il est obligatoire d’abandonner ce pays et de la quitter, car il s’agit d’un pays mauvais. Même s’il doit désobéir pour cela à ses parents, l’obéissance à Allah passe en premier.»

Dounia Bouzar, anthropologue spécialiste du fait religieux, explique dans le reportage la mécanique de ce message: «On utilise les techniques sectaires plus l’aspect virtuel d’internet. On amène le jeune à perdre son identité. C’est l’identité du groupe qui remplace. On lui fait oublier ses souvenirs familiaux pour qu’ils n’existent plus.»

Face à ce phénomène, le réveil tardif de la France s’est exprimé par un plan de prévention et de lutte contre les filières djihadistes. Une initiative gouvernementale qui serait sans aucun effet selon certains experts du dossier.

Certes, il ne faut pas tomber dans l’amalgame. Une centaine d’islamistes radicaux sur quelque 5 millions de musulmans recensés dans l’Hexagone reste un phénomène marginal, mais c’est quelques centaines de trop! Cette influence de l’islam le plus radical dans une société comme la France doit nous interpeller. Sinon, on finira par commettre les mêmes erreurs.

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