C’est cette semaine, du 26 au 30 novembre, que se tiendra la dixième édition du Manifestival État d’urgence, qui réunit des sans-abri et de nombreux bénévoles autour d’une programmation artistique engagée, multidisciplinaire et gratuite. Le tout se déroulera à la place Émilie-Gamelin, quadrilatère De Maisonneuve, Berri, Sainte-Catherine et Saint-Hubert.
Cette année, ce sera nul autre que François Avard, scénariste de la série qui a
beaucoup fait jaser Les Bougons, diffusée à la télé de Radio-Canada, qui en sera «l’artiste associé».
Les festivaliers auront droit à des repas servis par des restaurants montréalais, dont le Pistou et le Garde-Manger et Soupesoup.
Le 29 au soir, il y a Le Banquet Cochon! animé par Stéphane Crête. Ses invités : les chefs Martin Picard et Normand Laprise des restaurants Au Pied de Cochon et Toqué!, ainsi que Moustafa Rougaibi de La Colombe. Tous ces joyeux lurons offrent un festin hautement gastronomique de cinq services. Outre le volet gastronomique, on retrouve aussi beaucoup d’activités côté «nourriture de l’âme».
C’est en 1998 qu’Annie Roy et Pierre Allard mettent sur pied l’Action terroriste socialement acceptable (ATSA) et montent leur premier État d’urgence, installant un camp de réfugiés urbains pour les sans-abri en plein cour de Montréal. C’était, à l’époque, le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La Déclaration universelle des droits de l’Homme est cette «charte» adoptée par le concert des Nations après la Deuxième Guerre mondiale et qui déclare notamment que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Le plus grand mérite de l’ATSA est de nous permettre de créer des ponts entre différents mondes : l’art, l’environnement et la société, la gastronomie et les gens de la rue, les nantis et les moins bien nantis, etc.
Merci à Annie, à Pierre et à ceux et celles qui travaillent afin de nous aider à atteindre ces nobles objectifs.