Environnement

Saine gestion des déchets

Il y a quelques mois de cela, des promoteurs ont proposé à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de transformer les déchets en d’importantes quantités d’énergie. Intéressant.

Mais plus intéressante encore est l’idée de recycler tout ce qui est recyclable et de composter une bonne partie des déchets putrescibles. C’est ce qu’Alan DeSousa, du Comité exécutif de la Ville de Montréal, expliquait au journal Le Devoir : «Il serait plus efficace d’atteindre d’abord les limites du recyclage et du compostage avant de commencer à déterminer ce que l’on fera avec les « déchets ultimes », ceux qui sont difficilement valorisables.»

Un sondage réalisé pour le compte du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE) auprès de 380 Montréalais révèle que 83 % des répondants sont en faveur de la collecte des matières putrescibles et 93 % de ces derniers disent disposés à y participer. Dans le contexte plus global des changements climatiques, l’enjeu est de taille. Comme le dit si bien Guy A. Lepage, «la question qui tue» est : Quelle est la meilleure stratégie de traitement des déchets, celle qui permet de réduire au les émissions de gaz à effet de serre? À ce chapitre, il semble assez certain que la stratégie des «3RV» (réduire, réutiliser, recycler, valoriser) est une avenue très porteuse.

La proposition des promoteurs de transformer les déchets en gaz (qui sera ensuite brûlé pour produire de l’énergie) nécessite de grandes quantités d’électricité ou de combustibles fossiles, selon la filière choisie. Selon Jeffrey Morris, un spécialiste américain de la question invité à se prononcer par le CRE, «lorsqu’on s’attarde au cycle de vie de la gazéification des ordures, on constate une augmentation des émissions de GES par rapport à l’enfouissement».
 
Imaginez maintenant qu’on réduise encore davantage les émissions de GES grâce aux «3RV» et du compostage. Toujours selon M. Morris : «… un ménage qui recycle et composte la totalité de ses déchets «valorisables» réduira ses émissions de gaz à effet de serre autant que s’il abandonne carrément les déplacements automobiles». Ce n’est pas rien!

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