Vendredi, l’indépendantiste et chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a reçu des applaudissements chaleureux pendant son allocution devant le puissant et très fédéraliste Economic Club de Toronto! Et c’est lorsqu’il a dénoncé le laissez-faire du gouvernement conservateur devant l’invasion des produits culturels en provenance de Hollywood que le public lui a manifesté sa sympathie. La grande écrivaine canadienne Margaret Atwood a même dit que, si elle le pouvait, elle voterait pour le Bloc!
Deux jours plus tôt, à l’occasion du débat des chefs en anglais, c’est en attaquant Stephen Harper sur son manque de stratégie pour faire face aux conséquences de la crise financière aux États-Unis que le «socialiste» Jack Layton a marqué le plus de points.
Pendant ce temps, la mobilisation citoyenne a pris de l’ampleur. Le site www.voterpourlenvironnement.org a reçu plus de 110 000 visites en quelques jours. De plus, il vient de recevoir l’appui du puissant Syndicat canadien des travailleurs de l’automobile, qui compte 265 000 membres. Gilles Duceppe a d’ailleurs fait référence à ce site la semaine dernière. Rappelons que ce site donne des outils concrets pour voter de façon stratégique et ainsi empêcher un gouvernement conservateur majoritaire.
L’offensive initiée par le clip Culture en péril mettant en scène Michel Rivard, Benoît Brière et Stéphane Rousseau a franchi le cap des 500 000 visites. Par ailleurs, une soixantaine de personnalités comme Laure Waridel, André Ducharme, Richard Séguin, Marc Labrèche et Isabelle Blais ont prêté leur voix à une série clip sur le site www.unissonsnosvoix.org. Le site a été visité par près 70 000 personnes en moins d’une semaine.
Hier, un vaste réseau de groupes sociaux, environnementaux, culturels et syndicaux, représentant des centaines de milliers de membres, a manifesté à Montréal sur le thème : «Non aux politiques conservatrices!»
Décidément, Stephen Harper a réussi à créer un front commun en matière de protection des travailleurs, de la culture et de l’environnement. Ce mouvement semble, du moins au Québec, commencer à faire perdre des plumes au Parti conservateur.