Uncategorized

Piégée par une prétendue informaticienne

Plusieurs personnes ont été approchées par un prétendu informaticien de Microsoft. Certaines ont été arnaquées de plusieurs centaines de dollars.

Cela fait plusieurs jours qu’une escroquerie téléphonique sévit dans le quartier. Une personne, se faisant passer pour une représentante de la société Microsoft, appelle les citoyens et leur propose de réparer leur ordinateur à distance. Une résidente de Mercier-Ouest en a fait les frais.

Lise Laplante a encore du mal à se remettre de sa mésaventure.

« J’ai tellement pleuré la semaine passée, confie-t-elle. Je m’en voulais vraiment. »

De nature méfiante, cette dame de 71 ans, n’a pourtant pas vu le piège arriver.

« Je ne suis pas une lève-tôt, alors quand j’ai reçu l’appel à 8 h 30, je n’étais pas encore bien réveillée, explique-t-elle. Une personne, qui parlait anglais, s’est présentée comme étant une représentante de la compagnie Microsoft. Elle m’a dit que mon ordinateur était infecté par un virus et que leur technicien pouvait me réparer cela à distance. »

Une arnaque bien rôdée

Le stratagème est toujours le même.

« La personne m’a demandé d’appuyer en même temps sur la touche « R » de mon clavier et celle avec le logo de Microsoft. J’ai ensuite entré mon identifiant et ils ont pris le contrôle de mon ordinateur, raconte Mme Laplante. J’étais émerveillée, car je les voyais travailler dessus. »

Une fois la confiance instaurée, la fausse représentante a demandé une petite somme d’argent pour la réparation.

« La fameuse représentante m’a dit qu’elle pouvait m’enlever le virus, mais que cela coûtait 20 $. Je n’ai pas trouvé ça cher alors j’ai accepté. Je lui ai demandé un numéro de compte, mais elle m’a dit que Microsoft ne donnait aucune information. J’ai finalement donné mon numéro de carte de crédit. Je sais que j’aurais dû comprendre à ce moment-là », confie Mme Laplante.

Prise dans l’engrenage

Mme Laplante est restée près de trois heures au téléphone, à regarder les malfaiteurs manipuler, à distance, son ordinateur.

« Quand j’ai commencé à dire que j’étais tannée, elle m’a dit qu’elle comprenait et que le technicien faisait tout son possible pour réparer au plus vite. Elle m’a même proposé de raccrocher, de vaquer à mes occupations et de me rappeler plus tard. »

Après avoir raccroché, Mme Laplante a reçu un appel de sa banque lui disant que six retraits de 200 $ venaient d’être faits sur sa carte de crédit.

« C’est là que j’ai compris que je m’étais fait avoir. J’ai fait opposition à toutes mes cartes et une personne m’a conseillé de débrancher tout de suite mon ordinateur. J’ai ensuite été porter plainte à la police. »

Une fraude internationale

Les fraudeurs ont déjà sévi dans l’ensemble du Canada, mais également aux États-Unis et en Europe.

« On voit le nombre de cas augmenter en ce moment, atteste Julie Fournier, agente sociocommunautaire au poste de quartier (PDQ) 48. Les personnes âgées sont souvent des cibles de choix, mais tout le monde est visé puisqu’ils appellent au hasard. Pour preuve, un policier de notre PDQ a reçu le même type d’appel. »

L’escroquerie est d’ailleurs recensée sur le site Internet du Centre antifraude du Canada (CAFC) qui indique qu’elle « est de plus en plus répandue depuis mars 2010. »

Jusqu’à présent, le CAFC a recensé 15 763 signalements de ce type, dont 4523 cas ont entraîné des pertes financières. Les victimes ont perdu en moyenne plus de 292 $ chacune.

Microsoft a également publié un avis sur son site qui précise qu’elle et ses partenaires ne n’appelleront des clients pour facturer des réparations sur un ordinateur.

Mme Fournier rappelle aux citoyens qu’il ne faut pas répondre à ce type de demande, et qu’en cas de doute sur l’état de son ordinateur, il faut prendre conseil auprès d’un technicien identifié.

Les personnes qui pensent avoir été les victimes de cette fraude peuvent aller déposer plainte auprès de leur PDQ et signaler leur cas au CFAC.

Pour en savoir davantage sur cette escroquerie ou signaler un cas, on visite le site du Centre antifraude du Canada à bit.ly/1t3W2UY et le site de Microsoft à bit.ly/KIbWT0.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version