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Le secteur résidentiel en pleine transformation

Pour les six premiers mois de l’année 2014, les permis de construction ont augmenté de 5% dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM). Dans Mercier, certains districts attirent davantage les promoteurs.

L’an dernier, plus de 85 % des permis de construction pour des projets résidentiels de six logements et plus ont été émis dans les districts de Maisonneuve-Longue-Pointe et de Tétreaultville. Plusieurs facteurs l’expliquent.

« Le fait est qu’il reste encore de l’espace dans Mercier, analyse la conseillère Laurence Lavigne Lalonde, en sa qualité de mairesse suppléante de Réal Ménard. À l’inverse d’arrondissements comme Le Plateau, nous avons encore de la place, ce qui devient rare à Montréal. »

Cette réalité, les promoteurs l’ont bien comprise. C’est pourquoi plusieurs projets résidentiels transforment le paysage de Mercier depuis quelques années. On pense notamment au site du Faubourg Contrecœur, dans Mercier-Est, à la jonction d’Anjou et Montréal-Est.

Près de 1900 unités d’habitation doivent recouvrir, à terme, les 380 000 m2 de terrain.

Des secteurs porteurs

En plus de l’espace, les services disponibles attirent les promoteurs. À eux seuls, les secteurs de Mercier-Est et Ouest comptent cinq stations de métro.

« La proximité au transport en commun est un facteur essentiel, c’est indéniable », indique Mme Lavigne Lalonde.

Pour preuve, la station Radisson a vu plusieurs projets naître dans ses alentours. C’est le cas des Cours Lafontaine, où une nouvelle phase de développement est encore prévue.

Sa voisine, la station Honoré-Beaugrand va connaître une transformation avec le projet de la cour de voirie.

« Ce sont 325 unités de logement qui sont prévues, dont 206 unités réservées aux familles. Il y aura 20 % de logements sociaux et un minimum de 15 % de logements abordables », décrit la conseillère du district de Maisonneuve Longue-Pointe.

Une population en mutation

À l’image de l’ensemble de la ville, les copropriétés ont le vent dans les voiles.

« On a peut-être trop construit de condos, souligne Mme Lavigne-Lalonde. Le fait que l’on construise de plus en plus de copropriétés change la valeur foncière de certains secteurs et cela peut avoir un impact négatif pour les personnes âgées. Les aînés qui sont là depuis longtemps ont de plus en plus de difficulté à assumer les coûts. »

Les comités de logements affichent aussi leurs inquiétudes.

« On souhaiterait plus de locatif et de logements abordables dans le privé, explique Andrée Rochon, intervenante à Infologis de l’est de l’île de Montréal. On parle d’amener les familles, mais les grands logements sont rares dans les nouvelles constructions et tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter un condo neuf », déplore Mme Rochon qui souhaiterait aussi un meilleur encadrement pour le logement social.

Depuis deux ans, l’arrondissement MHM a renforcé sa réglementation; un promoteur doit maintenant consacrer 30% du projet à du logement social et abordable, lorsque celui-ci dépasse 100 unités.

« Il faut inciter à construire davantage de locatif, pense Mme Lavigne Lalonde.  Mais on ne possède pas tous les pouvoirs quand il s’agit de terrains privés. »

Depuis 2012, Montréal a mis en place un fond de contribution pour les promoteurs qui ne respecteraient pas la réglementation.

« Si les promoteurs  ne peuvent pas construire du logement social et abordable, ils doivent verser en contrepartie une certaine somme d’argent, mais selon les derniers chiffres, les constructeurs semblent avoir respecté la réglementation dans MHM », précise la mairesse suppléante.

Laurence Lavigne Lalonde croit, par ailleurs, que le visage de MHM n’a pas fini de se modeler.

« Selon moi, on en a encore pour quelques années de croissance, car il reste des terrains et des secteurs intéressants. On peut imaginer que le résidentiel a encore de l’avenir, notamment à proximité des métros Assomption et Honoré-Beaugrand,», conclût la conseillère.

Anjou a atteint sa capacité maximale.

L’arrondissement ne compte aucune mise en chantier résidentielle pour le premier trimestre 2014 selon les derniers chiffres publiés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

« Il ne reste à peu près plus de terrains à Anjou, explique Andrée Duquette, directrice de l’arrondissement. Ce sont surtout des rénovations qui sont faites sur notre territoire. »

L’an dernier, 131 permis de rénovation ont été émis dans l’arrondissement.

 

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