Assises à une table du parc Pierre-Bédard, les deux jeunes filles échangent leurs souvenirs de la 49e finale des Jeux du Québec d’été, qui s’est déroulée début août.
« J’y ai pris beaucoup de plaisir. Il y avait une ambiance chaleureuse et c’était bon enfant », raconte timidement Isabelle, du haut de ses 13 ans.
« Aux Jeux, ce n’est pas toi et la cible. C’est toute ta délégation, contre l’autre délégation et la cible », explique Cynthia, 17 ans, qui après trois années de participation, ne peut plus être sélectionnée.
Une affaire de famille
Les deux jeunes filles ont une histoire commune. Elles ont débuté le tir à l’arc en suivant un membre de leur famille.
« Mon père a commencé une semaine avant moi quand j’avais huit ans. Je suis allée le voir et cela m’a donné envie. Ensuite, mes sœurs jumelles m’ont suivie », raconte Cynthia. L’une d’elles, Ève, a d’ailleurs également participé cette année aux Jeux.
Pour sa part, Isabelle a marché dans les pas de sa grande sœur.
« Ma sœur en a fait longtemps et je venais la voir régulièrement alors ça m’a donné le goût d’en faire aussi. Elle était plutôt bonne. Elle a déjà ramené trois médailles des Jeux du Québec alors j’aimerais bien faire comme elle », avoue la jeune fille, qui a terminé 4e et 5e lors de ses deux compétitions.
« J’aurai aimé avoir deux médailles de bronze, mais ce n’était pas encore le moment. Je suis quand même fière de ma première participation. »
Un objectif commun
Cynthia a terminé ses derniers Jeux du Québec avec deux médailles de bronze autour du cou.
« À chacun de mes derniers duels, je me retrouve à tirer face à une de mes amies. Alors, je me sens mal de la battre et le mental joue à ce moment, sur ma performance. Au final, j’ai terminé derrière elle, avec seulement un point d’écart. »
Même si quatre années séparent les deux jeunes filles, Cynthia et Isabelle ont un rêve commun: participer aux Jeux du Canada.