Le restaurant, situé rue Hochelaga dans Mercier-Est, a connu une baisse considérable de clientèle au cours des dernières années. La récession économique de 2008-2009 a durement touché l’entreprise.
Créé par l’organisme communautaire le SÉSAME, qui oeuvre en sécurité alimentaire, les profits générés par le restaurant devaient servir à financer une partie des activités de « son grand frère ».
Lorsque la situation s’est détériorée, l’organisme communautaire devait supporter les activités du café, fragilisant du coup sa propre situation financière.
« La décision n’a pas été facile à prendre. On a étiré l’élastique au maximum. On est allé à la limite de ce que l’on pouvait faire », soutient Stéphane Tremblay, directeur général du SÉSAME.
En septembre 2011, le conseil d’administration du SÉSAME décide de céder le restaurant en sous-traitance. La situation continue tout de même de se dégrader. Les modalités du contrat ne sont pas respectées. Afin de sauver les meubles, le conseil d’administration met fin au contrat de sous-traitance pour le transformer plutôt en un contrat de location. L’organisme communautaire n’a alors plus rien à voir avec le café. Celui-ci est exploité par une nouvelle personne et le SÉSAME se dissocie complètement de l’entreprise. Le nom devrait d’ailleurs changer au cours des prochains jours, si le locateur décide de poursuivre l’exploitation du restaurant.
« Nous avons pris la bonne décision. C’est dommage, car le concept est bon et il s’agissait d’un beau projet. Nous recevions des commentaires positifs de la part des gens. À preuve, le restaurant fonctionnait très bien, jusqu’à ce que la récession ne frappe », analyse M. Tremblay.
Le SÉSAME, lui, poursuit ses activités
Ce qui peine le plus le directeur général, c’est la perception négative qui affecte maintenant son organisme. Pourtant, celui-ci continue ses activités comme à l’accoutumée.
La cuisine collective, le comptoir alimentaire, la popote roulante, le programme « Bonne boîte, bonne bouffe » et les ateliers de formation, aucun service n’a été coupé.
« Le SÉSAME existe depuis plus de 10 ans et continuera d’exister. Nous sommes en période de consolidation de nos services. L’organisme et le restaurant sont deux choses bien différentes. La fin du restaurant ne signifie nullement la fin de l’organisme, bien au contraire », précise M. Tremblay.
Le directeur général travaille d’ailleurs sur plusieurs projets connexes qui pourraient bien voir le jour à plus ou moins long terme. Dans l’immédiat, il souhaite toutefois rétablir la confiance des gens envers son organisme.