Avec la collaboration de dix organismes angevins et la compilation de certaines données est né le portrait interculturel d’Anjou qui vise notamment à comprendre les contextes et les pratiques interculturels des organisations d’Anjou. Il a été présenté, le 11 juin dernier, à une trentaine de participants qui ont par la suite pu discuter et réfléchir sur cette réalité que représente la cohabitation de différentes cultures au sein d’un même quartier.
Le portrait interculturel d’Anjou est une initiative du comité Écoles et milieux communautaires de la Concertation Famille du Regroupement des organismes et des citoyens et citoyennes humanitaire d’Anjou (ROCHA).
Proposé en 2009, le portrait a été géré par deux consultants en interculturalisme, Claudine Filion-Dufresne et Pierre Provost. Tous deux ont rencontré dix organismes angevins, soit six oeuvrant dans le communautaire, deux dans l’institutionnel et deux dans l’économie sociale. Des données du ROCHA ainsi que celles du CSSS de la Pointe-de-l’île, ont également été compilées afin d’appuyer le portrait.
Lors de la présentation, Mme Filion-Dufresne a présenté les cinq orientations ressorties pour le développement interculturel d’Anjou. Les organismes sondés ont souligné l’importance de continuer à se former et s’outiller pour adapter son intervention. De plus, ils souhaiteraient que les stratégies de communication soient améliorées pour mieux rejoindre la population immigrante du quartier et également collaborer avec les organismes du quartier. Le développement d’activités favorisant le rapprochement interculturel et intergénérationnel ainsi que les celui des services adaptés aux besoins des immigrants.
La coordonnatrice de la Concertation Famille du ROCHA, Sophie Trolliet, explique que le Portrait interculturel d’Anjou pourra servir d’outil aux gens qui travaillent avec les communautés culturelles.
« C’est ouvert pour les intervenants et organismes d’Anjou. C’est un document de travail pour le quartier », souligne-t-elle.
Ce qui est ressorti de la présentation explique la coordonnatrice c’est le fait qu’il y a 57 % des nouveaux nés qui ont une mère immigrante.
« C’est une nouvelle réalité et ce qu’on souhaite voir c’est ce qu’on peut mettre en place, la façon dont on la vit actuellement et les pistes d’action qu’on veut prendre, mentionne Mme Trolliet.
« On veut trouver une façon de mettre en lien les richesses de la diversité à celles de la communauté d’accueil. Il y a du travail à faire à tous les niveaux, autant du côté des intervenants que des nouveaux arrivants ainsi que des citoyens. »
Le comité Écoles et milieux communautaires se rencontrera au mois de septembre pour faire le compte-rendu du portrait et ainsi discuter des pistes d’interventions pour les différents organismes.