Uncategorized

400 ans d'histoire

La ville de Québec s’est fait une beauté pour accueillir les visiteurs qui viendront célébrer ses 400 ans.

La construction de la promenade Champlain, la rénovation de l’Agora du bassin Louise, la présentation du Moulin à images de Robert Lepage, l’installation d’expositions temporaires comme les Jardins éphémères de Franco Dragone et celle du Louvre au Musée des beaux-arts représentent autant d’attraits qui marqueront l’événement.

Pourtant, il y a quelques mois à peine, rien ne semblait aller. L’organisation du 400e anniversaire de Québec se dirigeait droit vers l’échec. Les démissions se succédaient à un rythme fou, et les disputes occupaient le plus clair du temps des organisateurs. Le vent a tourné. La nomination de Daniel Gélinas a permis d’éviter la catastrophe et même de courtiser la réussite. Avec le lancement des festivités de l’autre côté de l’Atlantique, on avait vu un nuage gris poindre à l’horizon.

L’absence du premier ministre Charest et les interventions avaient nourri les rumeurs selon lesquelles le gouvernement Harper voulait détourner le sens de la fête. Si tel a été le cas, une fois sur place, à Québec, il n’y a rien qui laisse présager cette usurpation d’identité ou de sens. Il n’y a que des visiteurs de partout dans le monde qui se familiarisent avec l’histoire de la ville à tragrâce aux ouvres aussi belles que novatrices que constituent Le moulin à images ou Passagers.

Malgré le succès qui se dessine maintenant, il reste bien quelques soubresauts d’hostilité. Il y aura toujours ceux qui voient le verre comme étant à moitié vide. Le  Québec oblige! Les Lucke Merville et Biz de Loco Locass ont organisé leur «off» 400e. Un événement parallèle qui veut dénoncer la prise en otage du 400e par le gouvernement fédéral. Déphasée par rapport à l’ambiance générale, cette initiative marquera la dissidence.  

Est-ce que Samuel de Champlain a donné naissance au Canada ou est-ce qu’il a donné naissance à la présence francophone en Amérique? Il est vrai que la question se pose. D’ailleurs, si la première réponse était la bonne, il faudrait célébrer la fête du Canada le 3 et non le 1er juillet. Il faut croire que Stephen Harper n’est pas prêt à aller jusque-là pour séduire les Québécois.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version