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Hillary Clinton devra savoir partir

Malgré sa victoire en Virginie occidentale, Hillary Clinton ne peut espérer remporter l’investiture démocrate. Puisqu’il ne reste que quelques primaires, elle a mathématiquement perdu la course aux délégués. Elle s’accroche tout de même.

D’ailleurs, elle engloutit dans sa campagne des millions dont elle ne reverra jamais la couleur. Tout bon courtier lui dirait qu’il est temps de retirer ses billes, que contrairement à ce qui se passe à la Bourse, la tendance à long terme n’augure rien de bon.

De fait, Hillary Clinton ne peut espérer se renflouer même si le rendement des derniers jours peut laisser présager un changement de tendance. Le temps est le
facteur déterminant dans l’équation. Elle qui avait dominé l’avant-course s’est retrouvée coude à coude avec un adversaire beaucoup plus coriace que prévu.

Alors qu’elle avait prévu ne faire qu’une bouchée de la compétition elle doit maintenant faire face à la réalité. Tant le vote populaire que l’appui des superdélégués indiquent le même résultat. Contre toute attente, Hillary a perdu. Elle ne peut éviter l’inévitable.

Il y a bien l’espoir du Michigan et de la Floride. Ces deux États rebelles n’ont pas suivi les règles dictées par le Parti démocrate, ce qui a eu pour conséquence que leurs résultats n’ont pas compté. Mais peut-on vraiment faire reposer ses espoirs de victoire sur des erreurs de procédures? On peut croire que gagner en respectant les règles du jeu veut encore dire quelque chose. Hillary doit maintenant démontrer qu’elle peut s’élever au-delà des basses tactiques et des commentaires disgracieux des dernières semaines de campagne.

Certes, la population américaine en redemande. Les derniers sondages démontrent en effet que la bataille démocrate divertit. Le problème, pour les démocrates, c’est qu’à ce stade, elle nuit au parti en le divisant et surtout en affaiblissant le candidat qui a toutes les chances de gagner. On en demande beaucoup à ceux qui aspirent à diriger. On les veut tenaces et déterminés. En même temps, on exige qu’ils aient la grâce de se retirer au bon moment. Ce sont des humains plus grands que nature, mais des humains tout de même.

Hillary voudra ne rien regretter et aller jusqu’au bout. Elle veut pouvoir se dire que tout a été fait, même au risque d’affaiblir son parti au profit de ses ambitions.

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