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135 000$ pour les tout-petits de la DPJ

«Une expérience extraordinaire, un exploit physique hors du commun, une solidarité sans faille et une grande fierté», telles étaient les impressions partagées par les grimpeurs de la quatrième édition du «Sommet des tout-petits de la DPJ» à leur retour de l’ascension du Chachacomani, en Bolivie, au profit de la Fondation du Centre jeunesse de Montréal.

Michèle Goyette, une résidente de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM) se rappellera longtemps sa participation à l’événement, qui a permis de recueillir 135 000$, elle qui n’en était pourtant pas à une première expérience du genre.

«Les conditions climatiques ont été difficiles et un microbe a empêché certains participants de se rendre au sommet. Le jour de l’ascension finale, j’ai dû rebrousser chemin après deux heures, mais je ne regrette rien.»

La résidente de Mercier-Ouest est surtout très fière de la somme amassée. Un montant qui permettra d’offrir du soutien matériel et financier de toutes sortes aux familles accompagnées par le Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire (CJM-IU).

Il peut s’agir d’un coup de pouce pour l’achat de premières nécessités (alimentation, mobilier, poussettes, électroménagers) ou d’un dépannage de courte durée pour éviter qu’une situation familiale ne se détériore, en répondant aux besoins de base.

L’aide peut aussi prendre la forme d’activités de stimulation ou d’ateliers parents-enfants pour consolider les acquis dans la vie de l’enfant et renforcer les compétences parentales, le tout en complémentarité avec le soutien offert par l’équipe du CJM-IU.

Des chiffres troublants
En 2014-2015, seulement à Montréal, près de 4000 nouveaux signalements ont été retenus, 4000 situations où, en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, des équipes de professionnels ont évalué que la protection et le bien-être d’enfants étaient menacés.

De ce nombre, 1300 signalements concernaient des bambins de 0 à 5 ans.

Retraitée du CJM-IU, Mme Goyette a été à même de voir des milliers de jeunes qui ont manqué de chance en bas âge et qui, durant toute leur enfance et leur adolescence, ont traîné des déficits sociaux et affectifs qui les ont fait grandement souffrir.

«Quand on participe à ce type d’initiative, on le fait d’abord pour la cause. Les sommes amassées permettront de venir en aide à plusieurs jeunes enfants. À ce chapitre, les grimpeurs peuvent dire mission accomplie», estime-t-elle.

Après l’Acotango en 2009, le Chaupi Orko en 2011 et le Chachacomani en 2015, Mme Goyette passera maintenant le flambeau.

Elle souhaite que d’autres prennent la relève pour que tous les tout-petits puissent avoir une chance égale de grandir et s’épanouir.

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