L’interdiction de camionnage sur la voie de desserte Curatteau, qui sera levée dans le cadre du projet d’optimisation de l’autoroute 25, pourrait en être une partielle a évoqué le maire de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), Réal Ménard, limitant du coup les inconvénients de bruit pour les riverains.
Lors d’une rencontre avec des citoyens, des représentants du port de Montréal et des ingénieurs du ministère des Transports du Québec (MTQ), le 31 mars, le magistrat a avancé la possibilité de réglementer la plage horaire permettant le passage des camions.
L’interdiction pourrait être maintenue après les heures d’opération du port de Montréal, soit de 17h au lendemain matin.
«C’est quelque chose que nous examinerons, que nous prendrons en considération», de répéter à deux reprises M. Ménard.
Sophie Roux, représentante aux affaires publiques du port de Montréal, n’est pas contre cette solution. Elle avoue que les partenaires du projet devront en discuter.
Pour des citoyens présents à la rencontre, ce serait un pas dans la bonne direction.
«Tout ce qu’on peut gagner, on va le prendre», de souligner Yoland Bergeron, un citoyen préoccupé par le projet du ministère.
Autre point encourageant pour certains, l’ouverture à embellir la parcelle de terrain située au bout de la rue Curatteau, entre Lavaltrie et Lecourt. Le terrain est à l’abandon et a plutôt mauvaise mine. Des citoyens ont proposé de l’aménager en petit parc de quartier.
«C’est aussi quelque chose que nous pouvons regarder, indique Alexandre Debs, du MTQ. Il faudra toutefois s’assurer que les résidents de la rue Lepailleur ne sont pas contre cette proposition.»
Rue Sherbrooke
Pour ce qui est de la «transformation» de la rue Sherbrooke à la suite du projet de modernisation, les doléances citoyennes demeurent entières.
La démolition du viaduc de Boucherville-Curatteau aura des retombées positives pour les résidents de Curatteau, entre les rues Hochelaga et Sherbrooke, ainsi que pour ceux de la rue Pierre-de-Coubertin.
Par contre, les cyclistes seront les grands perdants de l’échangeur Sherbrooke, souligne Daniel Chartier, architecte paysagiste à la retraite.
«La géométrie de type autoroutière de l’échangeur favorise des vitesses indues. De nombreux automobilistes roulent à des vitesses excédant largement la limite légale. Ce paradigme autoroutier doit changer pour faire place à un véritable carrefour urbain.»
La conseillère municipale de Maisonneuve – Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, estime également que la sécurité des cyclistes empruntant la rue Sherbrooke en direction est sera compromise.
Des améliorations pourraient être apportées, croit la conseillère municipale. Mais jusqu’à maintenant, aucune modification n’est prévue.
