La Révolution tranquille reposait sur le rapport étroit liant prise en charge de notre économie, partage entre tous de ce qui était antérieurement le lot des privilégiés (gratuité des soins de santé, d’éducation…) et affirmation de notre identité comme peuple.
Particulièrement dans sa participation au manifeste des Lucides, M. Bouchard a contribué à créer une brèche dans ce trinôme économie/partage/identité, ce que la situation toute particulière du Québec ne permet pas maintenant et ne permettra jamais. En effet, comme peuple, nous ne pourrons jamais nous comporter comme les autres États capitalistes qui, avec des conseillers comme l’Institut économique de Montréal, tendent à gérer l’État comme une entreprise privée plutôt qu’en premier responsable du bien commun économique, social culturel au profit des habitants de ce presque pays.
Voilà ce qui me semble ressortir de cette théâtrale sortie suscitée par une fierté familiale blessée.
Normand Breault, Montréal