Yves Provencher/Métro Les cols blancs avaient eu recours à des grèves tournantes en 2016.

Les cols blancs de Montréal avaient bon «espoir que les relations de travail changent» avec la nouvelle administration. «Mais il n’y a rien qui bouge», déplore la présidente de leur syndicat.

Ils manifesteront d’ailleurs lundi soir, en marge du conseil municipal, pour demander à la Ville de Montréal de rétablir les horaires flexibles qui permettent aux fonctionnaires de déplacer leurs heures de travail entre 7h30 et 18h. «Ça donne plus de services aux citoyens. Au lieu d’avoir des employés seulement entre 8h30 et 16h30, on a des employés entre 7h30 et 18h», plaide la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Francine Bouliane.

Environ 3500 des 8000 cols blancs se prévalaient de cet horaire avant 2016, quand l’ancienne administration leur a retiré cette possibilité. «Cette disposition existe dans la convention collective, mais il y a une directive des ressources humaines qui fait que l’horaire flexible n’est pratiquement plus applicable», dénonce la représentante syndicale.

Les cols blancs avaient «beaucoup de problèmes» avec l’administration de Denis Coderre, rappelle Mme Bouliane. Les manifestations d’employés étaient récurrentes, particulièrement de la part des cols bleus, sous la gouverne de M. Coderre. Les différents syndicats avaient d’ailleurs salué unanimement l’élection de Valérie Plante à la mairie.

«On pensait que Mme Plante, qui est une femme et qui met de l’avant la conciliation travail-famille, amènerait un vent de changement, soutient la présidente du syndicat. Non seulement, rien ne bouge, mais malgré notre demande, elle ne nous a jamais rencontrés.»

Une réunion avec le président du comité exécutif, Benoit Dorais, et le directeur général de la Ville de Montréal, Alain Marcoux, a tout de même eu lieu début février, relate Francine Bouliane. «On avait beaucoup de questions, mais du côté de la Ville, il n’y avait pas beaucoup de réponses. M. Dorais ne s’est pas mouillé [sur la question des horaires flexibles]», rapporte-t-elle.

Du côté du cabinet de la mairesse, on n’a pas voulu s’avancer sur une rencontre entre Valérie Plante et le syndicat, affirmant que les discussions se poursuivent «avec M. Dorais». «L’administration Plante-Dorais est ouverte aux horaires flexibles comme nous l’avons déjà écrit et dit au syndicat», a fait savoir le cabinet de la mairesse.

L’actuelle convention collective des cols blancs viendra à échéance à la fin de l’année.

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