Yves Provencher/Métro Le Horse Palace

Alors que les demandes de démolitions ont presque triplé en cinq ans, l’arrondissement du Sud-Ouest lance un plan d’action pour préserver le patrimoine.

Cette annonce survient alors que plusieurs bâtiments à valeur historique ont été rasés par des promoteurs immobiliers dans les derniers mois.

La maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, a insisté sur l’importance d’agir en amont auprès de la population lors de la présentation de son plan d’action 2012-2015, vendredi. «Il y a des gens de l’arrondissement qui doivent être éduqués au type de bâtiment qu’ils possèdent», a-t-il déclaré.

M. Dorais a reconnu qu’il y avait urgence d’agir. «Certains propriétaires laissent leur bâtiment se détériorer et demandent par la suite une démolition, a-t-il illustré. On ne veut plus être déchiré entre la sécurité et le fait que l’on souhaite préserver l’endroit.»

Le plan d’action pourrait mener à un resserrement de la règlementation d’ici 2015. Toutefois, le maire est sûr que la campagne de sensibilisation prévue à son plan d’action évitera d’intervenir avec des recours légaux.

La première action posée par l’arrondissement sera de recenser l’ensemble des lieux patrimoniaux dans les quartiers Émard-Côte-Saint-Paul, Saint-Henri, Petite-Bourgogne et Pointe-Saint-Charles. Un employé sera engagé pour faire des inspections préventives dans les établissements ciblés.

Le quartier de Griffintown est exclu de la zone de protection en raison du plan d’urbanisme particulier pour ce secteur en plein développement. Situé dans ce secteur, le Horse Palace et le New City Gas, deux bâtiments à valeur historique importante, sont présentement à l’étude par un comité de la Ville.

Les groupes de défense du patrimoine soulagés
Les représentants des sociétés d’histoire de l’arrondissement du Sud-Ouest étaient soulagés de l’annonce du maire Benoit Dorais vendredi. «Ça fait des années qu’on fait la demande», a rappelé le président de la Société historique de Saint-Henri, Guy Chiasson.

En plus des mesures annoncées, M. Chiasson croit qu’une partie de la solution se trouve dans la réutilisation des matériaux d’origine. «La restauration permet des merveilles», a-t-il affirmé.

Dans d’autres cas, il est serait souvent possible de moderniser les résidences, sans toutefois rejeter les matériaux traditionnels. «Quand on a du bois pourri, on peut le remplace par du bois neuf», a renchéri sa collègue de la Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles, Nathacha Alexandroff.

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