L’hiver donne parfois l’impression que la nature s’est endormie, mais quiconque est amateur de plein air sait que la nature est bien vivante autour de nous, même quand le mercure descend. Les animaux qui nous entourent ont tous leur stratégie pour survivre à la saison froide.

Ceux qui partent et ceux qui restent
La migration est probablement la plus visible de ces stratégies. Plutôt que de passer l’hiver avec nous, bon nombre d’animaux partent pour des cieux plus cléments, vers des destinations qui varient selon l’espèce. Le papillon monarque est devenu l’emblème de ce phénomène cyclique, lui qui descend vers le Mexique à l’automne et vient nous retrouver à l’été.

On peut aussi penser à l’étourneau sansonnet, cet oiseau noir tacheté qui tient des réunions pré-migratoires bruyantes sur les fils électriques et donne parfois un air hitchcockien aux fins de journée d’automne.

Hibernation ou hivernation
L’hibernation est une autre stratégie dont on a tous entendu parler, bien qu’elle vienne avec certaines idées préconçues. Hiberner, ce n’est pas seulement dormir profondément. Lorsqu’un animal se met en hibernation, ses fonctions vitales ralentissent, incluant le rythme cardiaque, et il plonge dans une léthargie tout l’hiver.

C’est le cas de mammifères comme le tamia rayé, la marmotte et quelques espèces de chauves-souris qui, pour hiberner, s’abritent dans des grottes ou dans l’entretoit de vieux bâtiments. «Il est important de ne jamais réveiller un animal trouvé en état d’hibernation. Cela peut grandement l’affecter et, s’il est dérangé trop fréquemment, il est possible qu’il n’ait pas l’énergie nécessaire pour passer l’hiver», affirme Daphné Laurier-Montpetit, spécialiste en biodiversité urbaine au Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada).

Finalement, contrairement à la croyance populaire, les ours n’hibernent pas. Ils se cachent plutôt pour hiverner. Ils dorment, mais sans entrer dans la même léthargie que les animaux qui hibernent. Ils peuvent se réveiller à plusieurs reprises, voire sortir de leur tanière à l’occasion, et donnent naissance à leurs petits avant l’arrivée du printemps. Les ratons-laveurs et les moufettes optent aussi pour l’hivernation.

Grenouilles antigel et insectes sous zéro
Et qu’en est-il des insectes, des reptiles et des batraciens? «Pour la majorité d’entre eux, l’hiver est passé en hibernation dans la terre, sous le tapis de sol des forêts, ou encore au fond de l’eau, sous la glace, dans le cas des tortues et des salamandres. Certaines grenouilles, comme la grenouille des bois, sécrètent même un antigel naturel qui empêche leurs cellules de geler», ajoute la biologiste du WWF-Canada.

Le papillon-lune, de son côté, passe l’hiver à l’étape de chrysalide, dans son cocon, caché entre les feuilles mortes. Cet habitat naturel étant nécessaire à la survie de plusieurs insectes bénéfiques, il est recommandé de laisser une partie des feuilles mortes au sol à l’automne.

Si beaucoup d’espèces nous quittent ou se camouflent, certaines restent bien éveillées et actives autour de nous. On n’a qu’à penser aux mésanges ou aux différents pic-bois que l’on rencontre lors des balades en forêt, mais aussi aux lièvres, aux renards roux ou aux cerfs de Virginie.

L’hiver est en fait un bon moment pour les observer. La neige rend leurs traces plus visibles et l’absence de feuilles dans les arbres permet de les repérer plus facilement. Une belle idée d’activité hivernale à faire!

Pour en savoir plus sur nos espèces prioritaires:
www.wwf.ca/fr

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