Nicolas Ledain / TC Media Avec son slogan Kiss me, I’m sober (Embrasse-moi, je suis sobre), l’organisme Soberlab fondé par la comédienne Éliane Gagnon veut promouvoir la sobriété.

Soberlab, un organisme sans but lucratif fondé par la comédienne Éliane Gagnon, s’installe dans Hochelaga. Il sert de soutien contre les dépendances en apprenant à profiter de ce que la vie a à offrir.

Le projet est déjà actif sur les réseaux sociaux depuis quelques mois, mais Soberlab a souhaité se doter d’un quartier général pour accueillir sa communauté et y proposer des activités.

«On veut faire la promotion de la sobriété et encourager un mode de vie sain à travers toutes sortes d’ateliers créatifs et des rencontres pour montrer que la vie sans consommation c’est possible», explique Éliane Gagnon, comédienne et fondatrice de l’organisme.

Ce nouvel espace sera inauguré lundi 25 septembre à l’occasion d’une soirée de lancement au 4560 rue Adam, dans l’église du CAP Saint-Barnabé, organisme qui œuvre contre la précarité, l’exclusion et la pauvreté et qui héberge Soberlab.

«Le QG s’implante dans un quartier qui a la réputation d’être consommateur de produits addictifs donc c’est rafraîchissant à la fois pour le quartier et pour la population», ajoute Vincent Dubois, chargé de projet pour Soberlab.

Aider tous les dépendants
Éliane et Vincent ont tous les deux souffert de dépendances par le passé et ils ont donc décidé de se donner pour «mission de vie» d’aider ceux qui souffrent encore et ceux qui sont en voie de guérison.

«J’ai arrêté de consommer et j’ai eu un flash de Soberlab. Je veux véhiculer l’idée qu’ensemble, il y a des choses qui se passent, car le sentiment d’appartenance aide à se relever», estime Éliane Gagnon.

L’organisme n’a pas de vocation médicale, il propose des activités créatives et artistiques, des conférences et des animations avec contribution volontaire pour apprendre à profiter de la vie tout en oubliant les obsessions qui occupent l’esprit des dépendants.

«La plupart des gens participent à des discussions dans les fraternités anonymes et ils viennent aux activités ensuite», précise Vincent Dubois.

Soberlab ne fait pas non plus de distinctions et accueille autant les personnes dépendantes à l’alcool, aux drogues, aux jeux ou à la nourriture que les addicts au travail ou aux écrans.

«Le vide intérieur qu’un dépendant ressent est similaire dans toutes les dépendances. Il y a des différences, mais ce n’est pas nocif que ces gens-là se côtoient. C’est une communauté qui peut s’encourager», insiste Éliane Gagnon.

Dans ce nouveau quartier général, il n’y aura donc ni alcool, ni wi-fi, ni nourriture extravagante ou tout autre élément qui pourrait déclencher une tentation chez les membres. La communauté Soberlab compte déjà une cinquantaine de personnes qui se sont lancées dans un processus de rétablissement grâce à cette initiative.

«On veut semer des graines de conscience. On veut être un pont entre les gens qui sortent ou veulent sortir de dépendances vers le rétablissement. On veut aussi impliquer nos membres et être un incubateur d’idées pour encourager la sobriété», conclut Éliane Gagnon.

Pour contacter Soberlab, rendez-vous sur la page Facebook de l’organisme ou sur Soberlab.ca.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!