Pierre Dury Jean-Pierre Ferland

«J’ai dit que je prenais ma retraite, mais je n’ai jamais été capable. Tant qu’à souffrir dans mon coin, à user mes vêtements par l’intérieur et me faire pousser la barbe, je me paie le plaisir de chanter quelques fois. La scène, c’est toute ma vie», dit Jean-Pierre Ferland, qui entreprend une quinzaine de nouveaux spectacles.

À 82 ans, l’homme est toujours passionné et ne peut s’empêcher de revenir sur scène. «J’ai eu une crise cardiaque, puis Claude Léveillé est mort et je me suis dit qu’il était peut-être temps de me retirer», explique le vétéran.

Mais il revient parce que «j’ai une envie folle de chanter et je voulais me rassasier. Je prendrai ma retraite quand je crèverai», précise-t-il.

Le «Grand» Petit Roi quitte ses terres de Lanaudière et «Jean-Pierre Ferland arrive en ville», comme le titre du spectacle qu’il présentera au Théâtre Desjardins le vendredi 25 novembre, avec quatre musiciens et deux choristes.

L’homme vit ses chansons et chante ses grands classiques tels que «T’es belle, Quand on aime, on a toujours 20 ans, Le petit roi, Un peu plus haut, Une chance qu’on s’a» et autres.

«J’adore ma connivence avec le public. Je manquais d’amour et c’est pour ça que je reviens. C’est le plus beau travail du monde», dit-il.

M. Ferland ajoute une bonne dose d’humour à ses spectacles. «Si on ne rit pas entre les chansons, on ne rira jamais. Je raconte des anecdotes sur mes échecs et mes bons coups», nous dit l’artiste qui a écrit ses premières chansons en 1958.

Jusqu’à récemment, il était concentré sur sa comédie musicale, La femme du roi. «J’ai été obligé d’arrêter parce que j’étais en train de me ruiner. Ça coûte énormément cher», explique M. Ferland.

Revisiter ses coups de cœur

Jean-Pierre Ferland lancera un nouvel album, «Mes chansons jalouses», le 22 novembre, sur lequel il revisite une dizaine de chansons qu’il aurait aimé écrire et chanter, dont Jacques Brel (La chanson des vieux amants), Éric Lapointe (Mon ange), Félix Leclerc (Bozo), Gilles Vigneault (J’ai pour toi un lac), Michel Rivard (Tout simplement jaloux) et Claude Dubois (Si Dieu existe).

«Ce sont les chansons que j’aime le plus au monde et que j’aurais aimé écrire. Une belle chanson, c’est éternelle», dit-il.

Né à Montréal en 1934, Jean-Pierre Ferland a composé ses premières chansons en 1958 et se dit en excellente santé. «Elle est très bonne et je n’en reviens pas. Pour m’être magané comme je l’ai fait dans ma vie, je pense que c’est le secret pour être en santé», dit-il avec humour.

Il ajoute que l’âge est ce qui le dérange le moins. «Je l’ai en pleine face le matin, mais quand je chante, je suis mieux et ma voix n’a jamais été aussi bonne», nous dit celui que a cinq frères et deux sœurs.

Jean-Pierre Ferland trouve que le respect est plus grand et les exigences du public est plus fortes sur la scène artistique actuelle. «Il faut faire quelque chose de différent et se démarquer».

Jean-Pierre Ferland arrive en ville, le vendredi 25 novembre à 20h au Théâtre Desjardins. Régulier: 64,50 $. Abonné: 60,50 $. 514 367-6373.

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