FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA (51 Le radar photo de la 138, à la sortie du pont Mercier.

À peine un mois après son entrée en fonction, le 14 juillet, le radar photo de la route 138 Ouest à la sortie du pont Mercier, a été mis «hors service» par Québec à la fin d’août. Malgré cette interruption, aucune indication n’informe les automobilistes de la défectuosité de l’appareil.

Le 24 novembre, TC Media révélait que l’équipement n’avait remis que neuf billets d’infraction depuis le mois d’août. Ce n’est que mardi matin, cinq jours plus tard, que Québec nous a fourni l’explication derrière cette situation.

De juillet à août, lors de la première période d’utilisation du cinémomètre fixe, le ministère des Transports (MTQ) a constaté que l’appareil ne répondait pas aux exigences en regard à ses capacités de détection des véhicules, et ce, même si 178 automobilistes avaient été épinglés par le dispositif générant des amendes totalisant plus de 30 000 $.

«Il s’agissait d’un problème spécifique à ce site relié à sa configuration géométrique. Le radar a donc été mis hors service», explique Dominique David, porte-parole du MTQ.

Malgré cette situation, Québec assure que la remise en fonction du photoradar, qui a été hors fonction plus longtemps qu’il n’a été opérationnel, est «imminente»

Transparence
Cette situation fait sursauter Éric Lamontagne, avocat chez Contraventions Experts. Ce dernier tranche que le MTQ aurait dû prendre des mesures pour informer les usagers de la route de ces problèmes.

«C’est la moindre des choses et ce serait inscrit dans leur espèce de volonté d’être transparents quand il y a un radar photo. En ne le disant pas et en laissant les panneaux annonçant sa présence, ce n’est pas la vérité».

L’avocat dit d’ailleurs n’avoir jamais entendu parler d’une telle situation. «J’espère qu’ils [Québec] font les mêmes vérifications pour éviter que le même problème se produise ailleurs».

Logiciel
Afin de corriger le tir, le fabricant allemand de l’appareil a produit une mise à jour du logiciel qui vient tout juste d’être installée sur l’équipement. «Une période de paramétrage et de validation technique est en cours», explique Dominique David.

Ce n’est pas la première fois que des troubles logiciels posent problème à cet endroit. L’installation même du photo radar avait été retardée de quelques mois en janvier dernier alors que la firme CGI avait dû intervenir pour corriger des problèmes informatiques sur plusieurs appareils, dont celui de LaSalle.

Le cinémomètre de LaSalle est entré en fonction le 14 juillet. L’appareil contrôle la vitesse des voitures circulant en direction de Montréal, après avoir passé le viaduc de la rue Wanklyn, où la limite de vitesse est de 70 km/h. Quelque 2 000 véhicules y circulent chaque jour.

Québec assure toutefois que la validité des infractions constatées par le photo radar durant sa mise en place initiale n’est pas remise en cause.

Le Code de sécurité routière spécifie que le constat d’infraction doit être transmis pour le poursuivant dans les 30 jours suivant la date de l’infraction. Ce délai explique le fait que neuf dossiers soient classés dans la période du 1<V>er<V> septembre au 31 octobre.

Au moment de mettre sous presse, le député de LaSalle Robert Poëti n’avait pas retourné nos appels.

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