Lola Rosa Eric Bieunais et Pascal Hourriez, propriétaires du Lola Rosa

Faire passer un message environnemental par la nourriture, c’est le défi que s’est lancé le restaurant végétarien, Lola Rosa, ouvert il y a maintenant 12 ans.

Carnivores dans l’âme, les propriétaires Eric Bieunais et Pascal Hourriez ne pensaient pas en ouvrir un, un jour.

Avec un restaurant sur la rue Milton et un autre sur la rue du Parc, ils se sont demandé pendant plusieurs années ce qu’ils allaient bien pouvoir en faire. En janvier 2017, ils ouvriront finalement leur troisième succursale, un comptoir à emporter/épicerie sur la rue William.

«On a racheté ce restaurant végétarien sur Milton en 2012, mais au début on ne croyait pas du tout au végétarisme ; la première année a été très dure, explique Eric Bieunais. On travaillait beaucoup et pas intelligemment, on avait un tel restaurant sans vraiment savoir pourquoi.»

Après avoir pensé à le revendre, ils ont essayé de trouver une solution: se rapprocher du végétarisme.

En véritable carnivore, Éric mangeait de la viande et du poisson «trois fois par jour, sept jours sur sept, tous les jours, tout le temps».

En commençant à faire des recherches et à s’intéresser sur le sujet du végétarisme, il a petit à petit ouvert les yeux et pris conscience des conséquences de l’élevage bovin sur l’environnement et les ressources naturelles de la terre.

Trop de viande
«On s’est rendu compte que notre manière de vivre carnivore n’était pas durable sur le long terme», lance le propriétaire.

Leur but était enfin trouvé: retrouver le goût de la viande qu’ils mangeaient quand ils étaient jeunes, mais dans des plats végétariens.

«Les élevages étant de plus en plus industriels, on s’est rendu compte que la viande d’aujourd’hui ne ressemble en rien à celle d’hier », confie Éric.

Lola Rosa permet ainsi de donner aux gens une alternative à un plat carné, d’aller vers une alimentation d’origine végétale et plus saine.

En changeant les habitudes alimentaires de leurs clients, Éric et Pascal se donnent pour mission de les inspirer à manger moins de viande pour une meilleure planète.

Se considérant maintenant comme omnivore à 80%, Éric ne mange plus que 5% de viande au restaurant ou chez des amis. Le reste de son alimentation est végétarienne et vegan.

«Avec ce type d’alimentation, je participe beaucoup plus à la préservation de la planète qu’une personne qui roulerait en voiture hybride, lance Éric. Produire 1kg de viande c’est utiliser plus de 10 000 litres d’eau, donc pensez-y avant de manger un burger fait de protéine animale!»

Le Lola Rosa offre donc une alternative à la viande avec leurs burgers réalisés avec des fèves ou des graines, sauvant «à peu près deux mois de douches en quantité d’eau».

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