Deposit photos Cannabis Culture compterait ouvrir au moins trois magasins à Montréal

Deux boutiques de marijuana devraient ouvrir jeudi dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et une troisième possiblement au centre-ville de Montréal.

Malgré l’interdiction qui demeure actuellement sur la consommation récréative de marijuana, Marc Emery, grand défenseur de la réforme politique sur le cannabis au Canada et surnommé «le prince du pot» en Ontario et en Colombie-Britannique, a déjà quelques boutiques dans ces deux provinces.

Il prévoit ouvrir demain trois magasins à Montréal, alors que la légalisation du cannabis récréatif ne devrait pas se concrétiser avant 2018.

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Jodie Emery, la femme de Marc Emery, devant un de leurs magasins à Hamilton, Ontario. Crédit: Jodie Emery

Sa femme, Jodie Emery, explique que cela fait plus de 20 ans que l’entreprise Cannabis Culture fait de la désobéissance civile de manière pacifique afin de changer les lois.

«Avec nos récents efforts, nous continuons à employer cette méthode pour étendre les magasins de cannabis à travers le Canada», affirme Mme Emery.

Les boutiques devraient ouvrir sur le boulevard Saint-Laurent, sur l’avenue du Mont-Royal ainsi que sur la rue Amherst.

Selon l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, deux certificats d’occupation ont été émis la semaine dernière. La demande de permis a été faite concernant l’ouverture d’une «épicerie» ou un «dépanneur».

«Selon l’aménagement du local, le certificat pourrait aussi afficher un autre usage, comme «bureau» ou «pharmacie» », ajoute l’arrondissement qui avance ne pas faire de vérification auprès de Santé Canada, ni de la police.

«C’est de la responsabilité de l’exploitant d’être conforme aux exigences de Santé Canada et du Code criminel.»

Loi
Le nouveau règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM) a été adopté en août dernier. Il prévoit que «Santé Canada a la responsabilité de délivrer les licences et de superviser l’industrie commerciale.»

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique que «les policiers ont le rôle d’intervenir auprès des dispensaires lorsque ceux-ci possèdent, produisent, vendent ou fournissent, transportent, livrent ou expédient du cannabis à l’extérieur du cadre permis par le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales.»

Santé Canada précise que les comptoirs de vente de marijuana, appelés «dispensaires» et «clubs de compassion», n’ont pas l’autorisation de vendre du cannabis.

«Ces comptoirs vendent des produits non testés, non réglementés et possiblement dangereux issus d’un approvisionnement illégal. La distribution et la vente illégales de cannabis en magasin sont passibles de mesures d’application de la loi», indique Anna Madison, porte-parole de Santé Canada.

Actuellement, 34 producteurs sont autorisés par Ottawa concernant la production et la vente de cannabis à des fins médicales.

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