gracieuseté / SaFi Photographie Un séance de cinéma lors du festival international du film pour enfants de Montréal en 2016.

Le FIFEM (Festival international du film pour enfants de Montréal) démarre samedi 4 mars aux cinémas Beaubien et du Parc. Vingt films sont en compétition pendant une semaine et seront départagés par des adultes et des enfants.

Le FIFEM souffle sa 20e bougie en 2017 et la passion est intacte, comme au premier jour pour Jo-Anne Blouin, directrice artistique et fondatrice de l’événement. « Quand j’ai commencé, si on m’avait dit que ça allait durer 20 ans, j’aurais eu des doutes, mais j’ai toujours autant de plaisir car les films pour enfants se renouvellent », assure-t-elle.

Pour cette 20e édition, les organisateurs ont retenu 20 films en compétition en provenance de 13 pays (10 longs-métrages et 10 courts-métrages), une dizaine d’œuvres hors compétitions seront aussi proposées ainsi que des séances pour les enfants de moins de 4 ans. En tout, il y aura près de 200 projections durant cette semaine de relâche dans les cinémas partenaires. « Je pense que c’est une des meilleures éditions en termes de programmation. Je recherche toujours un panorama le plus international possible, mais je privilégie la qualité. Cette année, nous avons les deux, la diversité et la qualité », explique la directrice.

L’objectif assumé du FIFEM est de proposer des films venus du monde entier afin d’élargir l’horizon culturel des jeunes Québécois. « Les ados ne voient que les films américains, il faut habituer les enfants dès le plus jeune âge. C’est dans cette problématique que j’ai créé le FIFEM et c’est encore plus important aujourd’hui, estime Jo-Anne Blouin. Dans l’époque que nous vivons, l’ouverture à d’autres cultures est primordiale. »

Si peu de films pour enfants sont produits dans la province et au Canada en général, certains gouvernements, comme ceux des pays scandinaves, investissent pour développer ces projets. La Norvège garantit par exemple que 25% des aides du secteur cinématographique seront accordées à des œuvres pour enfants.

Selon Jo-Anne Blouin, il est essentiel de proposer des films de qualité qui posent des problématiques culturelles et sociales, et ce dès le plus jeune âge. « On prend les enfants pour des imbéciles et c’est condescendant, car ils sont capables de comprendre des problématiques universelles. Ils sont bien plus touchés par des films forts avec des histoires crédibles », assure la fondatrice du festival.

Un « nouveau festival » au cinéma du Parc

L’autre enjeu du FIFEM depuis quelques années est l’ouverture de l’événement à une clientèle bilingue et anglophone. Ainsi, depuis trois ans, le cinéma du Parc accueille les films en version anglophone pour ne pas cloisonner ce festival à vocation internationale. « C’est comme si on partait sur un nouvel événement, ça va être long, mais je suis convaincu que ça va marcher, car les enfants sont de plus en plus bilingues », explique la responsable. Dix-huit séances ont été programmées au cinéma du Parc. Le musée des Beaux Arts et la Cinémathèque québécoise accueilleront aussi quelques projections.

Les films en compétition seront diffusés en version originale sous-titrée en anglais, mais des narrateurs assureront l’explication en simultané et en français. Le FIFEM va également accueillir cinq réalisateurs de films présentés durant le festival au cours de la semaine. À l’occasion de cette 20e édition, des ateliers sur les effets spéciaux, le Stop Motion et l’animation seront aussi proposés et la séance en plein air « Attache ta tuque » fera son retour avec une projection de l’adaptation en dessin animé de la Guerre des Tuques.

Comme dans les grands festivals de cinéma, des prix seront remis au long-métrage et au court-métrage vainqueurs samedi 11 mars, mais la particularité du FIFEM réside dans la composition des jurys. Un groupe de trois professionnels du cinéma et un autre de cinq enfants vont indépendamment juger les œuvres présentées et deux prix seront donc décernés dans chaque catégorie.

Entre 13 000 et 15 000 enfants et adultes sont attendus pour ce festival qui est devenu l’un des plus grands rendez-vous internationaux du cinéma pour enfants. « C’est une clientèle qui se renouvelle à l’infini et je n’ai pas encore de plan de retraite », conclut Jo-Anne Blouin.

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