Un nouveau projet d’intégration et francisation d’adolescents en classe d’accueil à l’école secondaire Jeanne-Mance, S’emplaçer, permet à des jeunes de créer de l’art actuel. Depuis le 19 avril, ces nouveaux arrivants se familiarisent avec cette forme d’arts visuels alliant les nouvelles technologies et apprennent du même coup un nouveau vocabulaire en français.

Le responsable du cours est l’artiste en résidence au Centre Turbine, Alfonso Arzapalo.

«Cette forme d’art permet de faire des liens avec des objets et l’environnement. Pour les jeunes, par exemple, ce qui se retrouve dans un dépanneur au Québec et d’où ils viennent est très différent», mentionne Alfonso Arzapalo.

Lors du premier atelier, M. Arzapalo a demandé à la classe de 14 élèves d’identifier des lieux dans l’école avec d’autres villes dans le monde. Les jeunes devaient par la suite prendre le tout en photos. Lorsque des instructions sont données, des mots de vocabulaire sont indiqués au tableau.

IMG_1800«Ils aiment vraiment les activités. C’est super, parce qu’il n’y a pas de notion de performance. Ils sont tous égaux, parce qu’ils apprennent en même temps ce qui sera à faire», mentionne le professeur en francisation de l’école secondaire Jeanne-Mance, Pierre Chagnon.

Ce dernier croit que ses élèves assimilent mieux les mots de vocabulaire lorsqu’ils sont jumelés à une activité artistique comme celle-ci.

Immigrer à l’adolescence
Il peut être particulièrement difficile de tout laisser derrière, à cet âge où les amis prennent une plus grande importance. C’est le cas d’Adriana Calrrillo, 15 ans, qui ne voulait pas quitter ses proches pour venir au Québec.IMG_1804 (2)

«J’étais très en colère contre mon père, car j’aimais mon école au Salvador et je ne voulais pas quitter mes amis, ainsi qu’une partie de ma famille», explique Adriana.

Cette dernière se dit toutefois bien à l’école Jeanne-Mance et apprécie tout particulièrement les cours d’Alfonso Arzapalo.

Son confrère, Christophe Alvarez, est dans une situation similaire.

«Mon père et ma sœur sont restés en République dominicaine. Je trouve ça dur et je m’ennuie. Toutefois, je ne trouve pas l’adaptation au Québec difficile. C’est juste différent», souligne M. Alvarez.

Son camarade de classe, Henghao Hu, 13 ans, apprécie aussi l’activité.

«J’aime ça, mais je trouve quand même le français difficile», souligne le jeune homme originaire de la Chine.
Amirrezza Seyednaseri trouve, pour sa part, la langue de Voltaire plutôt facile.

«Apprendre avec l’art, c’est intéressant. En plus, Alfonso est très intelligent, alors c’est motivant», indique l’élève, arrivé d’Iran avec ses parents en octobre 2014.

Les jeunes feront une exposition collective à la fin du projet, dans leur école, en juin.

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