Chantal Levesque/TC Media L'aménagement autour des abribus ciblés, comme celui-ci au coin des rues Sherbrooke et de Carignan, représentera un défi pour les participants au concours.

Quatre abribus de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM) serviront de laboratoires à des étudiants qui tenteront d’en repenser les aménagements dans le cadre d’un concours. Des projets qui pourraient être par la suite adoptés pour une mise en œuvre éventuelle.

Tous situés rue Sherbrooke, les quatre abribus choisis sont ceux au coin des rues Sherbrooke et Joffre; au coin nord-est de la station de métro Cadillac; au coin sud-ouest de la station de métro Langelier et au coin Sherbrooke et de Carignan.

Des endroits déterminés pour le défi qu’ils représentent.

«L’environnement à ces quatre abribus est diversifié. Il y a des parcelles de terrain qui appartiennent à des intérêts privés et d’autres publics. La configuration des lieux est différente, ce qui laisse place à diverses options», fait remarquer Emmanuel Rondia, coordonnateur du projet ILEAU au Conseil régional en environnement (CRE) de Montréal.
Le concours ne vise pas à imaginer de nouvelles structures pour les abris d’autobus, mais à repenser les aménagements aux abords des abribus ciblés.

Les participants sont invités à faire preuve de créativité. Toutes les interventions peuvent être développées en ayant recours à des installations d’art, des dessins de mobilier urbain, des conceptions spécifiques de site, des parcs miniatures, des projections murales, des graffitis, des effets de lumières et plus encore.

Même s’il ne souhaite pas présumer des projets, le coordonnateur du CRE Montréal s’attend à recevoir des propositions incluant des mesures de verdissement, d’apaisement, des saillies de trottoir, des aménagements paysagers.

Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain et qui animera un forum de questions sur le concours, va plus loin.

«Les abribus sont des endroits qui peuvent servir à autre chose qu’uniquement être des points d’attente. Pourquoi n’y intègrerait-on pas des vélos stationnaires, par exemple, pour favoriser l’activité physique? Ça humaniserait l’espace et améliorerait l’expérience des utilisateurs du transport en commun.»

Il y a plusieurs façons de dynamiser ces endroits et ça ne demande pas nécessairement de grands budgets, croit M. Carignan.

Les projets soumis doivent être viables selon les quatre saisons, contribuer à la réduction des effets liés aux îlots de chaleur urbains et être accessibles universellement.

«L’intention sous-jacente au concours est de parvenir à convaincre les propriétaires privés ou publics aux abords des abribus ciblés de réaliser les idées qui auront été reçues, de souhaiter M. Rondia. Les participants ont avantage à miser sur des projets esthétiques, ludiques et de qualité.»

Le concours d’idées, réalisé en collaboration avec le CRE de Montréal et deux chaires de recherche de l’Université Concordia et l’Université de Montréal, est ouvert aux étudiants et aux diplômés de moins de cinq ans dans les domaines de l’architecture, de la conception, du paysage et du design urbains. Des bourses de 1500 $ seront remises par le jury aux équipes lauréates. Les équipes ont jusqu’au 24 mars pour s’inscrire et jusqu’au 2 avril pour soumettre leur projet.

Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain, animera un forum de questions sur ledit concours le jeudi 2 mars, à 18h, à la Maison du développement durable. Pour information sur le concours ou inscription: ideas.be@concordia.ca.

 

 

 

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