Steve Caron | TC Media Amélie Fournier et Catherine Hunter Lapointe, du SARA d'Anjou, souhaitent rejoindre une centaine d'aînés dans le cadre de leur projet Accompagnement personnalisé d'intégration communautaire.

Pour briser l’isolement des aînés angevins, le Service d’aide et de référencement aîné (SARA) d’Anjou offrira dès septembre prochain, des visites d’amitié dans le cadre du projet Accompagnement personnalisé d’intégration communautaire (APIC).

Chaque semaine, des bénévoles recrutés par l’organisme communautaire visiteront des aînés participant au programme dans leur milieu.

Les rencontres, dont la durée varie de 1,5 à 3 heures, visent à maintenir ou améliorer la participation des aînés à des activités sociales ou de loisirs pour favoriser leur autonomie.

Le bénévole sera toujours jumelé au même aîné afin de développer un lien et bâtir une relation de confiance, puisque l’important c’est de ne pas brusquer les gens, mentionne Catherine Hunter Lapointe, agente de projet.

Les bénévoles auront reçu une formation adéquate, notamment en écoute active. Au fil des rencontres et une fois la confiance établie, le jumelage devrait être positif et donner de bons résultats, ajoute-t-elle.

Le manque de temps ou de connaissances, des craintes personnelles, l’état de santé et des difficultés liées au transport peuvent contribuer à limiter la participation sociale des aînés, souligne pour sa part Amélie Fournier, coordonnatrice des activités sociales au SARA d’Anjou.

Les bénévoles seront là pour atténuer les irritants et soutenir les aînés. Ces derniers pourront réaliser des activités qui leur tiennent à cœur et qui leur permettront d’être en contact avec les gens de leur communauté, car la «participation sociale» est un facteur important d’un vieillissement actif et en santé.

Diverses études ont démontré qu’elle a un impact sur le bien-être des aînés, alors que près de 25% des aînés aimeraient participer à un plus grand nombre d’activités sociales ou de loisirs.

Le SARA est présentement en période de recrutement de bénévoles et d’aînés intéressés à prendre part au projet. Jusqu’à maintenant, les rencontres d’information tenues par l’organisme sont encourageantes.

Le taux de personnes de 65 ans et plus est nettement plus élevé dans l’arrondissement d’Anjou (22%) que la moyenne montréalaise (16%) selon une analyse territoriale de 2015-2016 de Centraide.

Parmi les 9000 aînés présents sur le territoire angevin, plus du tiers (35%) vivent seuls.

«Les besoins sont là pour un service de visites d’amitié comme celui de notre projet APIC. Nous sommes persuadées de rejoindre plusieurs participants», indiquent les deux employées du SARA d’Anjou.

Une équipe de l’Université de Sherbrooke utilisera les données et constats du SARA et de trois autres organismes qui mèneront également le projet dans différentes régions du Québec pour vérifier les effets d’un accompagnement personnalisé d’intégration communautaire sur la santé des aînés dans le cadre d’un projet de recherche.

Le SARA est à la recherche de bénévoles et d’aînés souhaitant recevoir des visites d’amitié. Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Catherine Hunter Lapointe au 514 351-2517 poste 107

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