Steve Caron/TC Media Les Bicibornes permettent aux cyclistes de procéder à des réparations mineures sur leur vélo.

Depuis un an, une trentaine de Bicibornes ont fait leur apparition à Montréal, ces ateliers de mécanique en libre-service, qui permettent aux cyclistes de réparer leur vélo en cas de bris impromptu. Aucune borne n’a été installée à l’est du Stade olympique et les cyclistes de l’Est ont une fois de plus l’impression d’avoir été oubliés.

L’arrondissement de Ville-Marie a été le premier à accueillir de telles stations sur son territoire. D’autres ont ensuite emboîté le pas: Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, Rosemont – La Petite-Patrie et Le Plateau – Mont-Royal par exemple.

Aujourd’hui on en compte dans plusieurs arrondissements montréalais, mais le secteur de l’est de Montréal demeure peu desservi. La borne la plus à l’est se trouvant au Stade olympique est une initiative du privé.

«L’implantation des Bicibornes est une compétence des arrondissements. La ville-centre voit cette initiative d’un bon œil, mais ce sont aux arrondissements de prendre la décision d’en accueillir ou non», de répondre Noémie Brière-Marquez, attachée de presse de Marc-André Gadoury, président du comité consultatif sur le vélo à la Ville de Montréal.

Dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), ce n’est pourtant pas les endroits de choix qui manquent pour en accueillir, souligne Nickolas Gagnon, un cycliste invétéré dont le vélo est son principal moyen de transport 12 mois par année.

«Le parc de la promenade Bellerive – que le sentier cyclable de la Route verte traverse – ou la station de métro Honoré-Beaugrand – qui est le point d’arrivée de nombreux cyclistes – sont deux sites où il serait approprié d’installer une Biciborne. Et il y en a plusieurs autres…», croit le résident de Mercier-Est.

Il aimerait que les élus de l’arrondissement soient proactifs et imitent leurs collègues en investissant dans l’installation de ces stations de réparation pour vélos.

«On nous parle régulièrement de l’importance d’utiliser les transports actifs (vélo) comme dans le Plan local de déplacement. Mais le « réflexe vélo » n’est pas toujours présent dans l’arrondissement. Il faut toujours se battre pour faire des gains», déplore M. Gagnon, qui est aussi membre de la Coalition vélo Montréal.

Selon lui, les Bicibornes seraient un accessoire de plus pour favoriser la pratique du vélo.

L’arrondissement de MHM se dit ouvert à ce type d’installation. Pour l’instant, il évalue qu’outre le secteur du Stade olympique, il n’y a pas d’endroits stratégiques dans MHM où l’achalandage justifierait l’installation de nouvelles Bicibornes.

M. Gagnon n’est pas de cet avis. Il a l’intention de sensibiliser les élus de l’arrondissement et espère, dans un avenir rapproché, voir les Bicibornes faire leur apparition dans MHM.

Qu’est-ce qu’une Biciborne
Une Biciborne, c’est une station de réparation de bicyclette équipée d’une pompe à air et des outils qui permettent aux gens d’effectuer des réparations mineures sur leur vélo.

Elles comprennent notamment des tournevis, un ensemble de clés Allen, des clés à molette et une paire de démonte-pneus.

Le prix d’une Biciborne est de 1885$ plus taxes.

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