Steve Caron/TC Media Caroline Bedikian, chef de service en néonatalogie à Maisonneuve-Rosemont, et Mickaël Grimard, coordonnateur des clientèles pédiatriques – Direction du programme jeunesse et des activités de santé publique du CIUSSS de l'est-de-l'île-de-Montréal, sont au cœur des activités de l'unité de néonatalogie de Maisonneuve-Rosemont.

Bébé Félix ne pesait que 21/2 lb à sa naissance. Sa maman a eu des complications lors de sa grossesse et il est né prématurément à 30 semaines de gestation. Il est l’un des 500 poupons accueillis bon an, mal an, à l’unité de néonatalogie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

L’unité de néonatalogie en est une spécialisée de la pédiatrie qui s’occupe des nouveau-nés prématurés ou qui présentent une problématique de santé nécessitant des soins spécifiques et immédiats.

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des six hôpitaux de la province à disposer d’une unité de néonatalogie avec l’Hôpital Sainte-Justine, le Montreal Children’s Hospital, le CHU de Sherbrooke, le CHU de Québec et l’Hôpital général juif.

Il dispose de 20 lits, dont huit lits pour les soins intensifs et 12 lits pour les soins intermédiaires.

L’équipe de néonatalogie de Maisonneuve-Rosemont compte sept néonatalogistes, dont un de garde 24 heures et des dizaines d’infirmières spécialisées. Chacune ayant suivi plusieurs heures de formation adaptée à la réalité de cette unité de soins.

«Nous prenons en charge des poupons prématurés à partir de 26 semaines et leur prodiguons les soins adaptés à leur condition. Ici, nous ne faisons toutefois aucune chirurgie», mentionne Mickaël Grimard, coordonnateur des clientèles pédiatriques – Direction du programme jeunesse et des activités de santé publique du CIUSSS de l’est-de-l’île-de-Montréal.

La durée des séjours des poupons admis à l’unité de néonatalogie sont en moyenne de sept jours avant qu’ils ne soient transférés à l’unité pédiatrique ou puissent rentrer à la maison selon le cas. Les responsables de la stérilisation procèdent au nettoyage à la suite du transfert d’un petit patient.

Ventilation conventionnelle ou à haute fréquence, pneumothorax, exsanguino-transfusion, perfusion des amines, ne sont que quelques-uns des soins spécialisés dispensés par le personnel de l’unité de néonatalogie, là où se vit régulièrement de petits miracles.

Quand tout est souvent une question de minutes avec cette clientèle particulière, il faut des nerfs solides, avoue Caroline Bedikian, chef de service en néonatalogie à Maisonneuve-Rosemont. Ce qui passe par une équipe professionnelle, des équipements à la fine pointe de la technologie et une formation continue. Rien n’est laissé au hasard.

«Ça progresse constamment en néonatalogie. Les équipements évoluent. Les pratiques sont moins invasives. Ce ne sont plus les mêmes qu’il y a quelques années», fait remarquer Mme Bedikian.

À 26 semaines de gestation, les poumons du nouveau-né ne sont pas entièrement formés. Il n’a aucune capacité de succion. Il aura besoin d’une assistance respiratoire et d’être gavé par intraveineuse pour se nourrir.

Les néonatalogistes tentent d’avoir de moins en moins recours à l’intubation et privilégieront un CPAP adapté aux poupons, cette machine utilisée par les gens qui souffrent de l’apnée du sommeil par exemple.

Lors du passage de TC Media, c’était plutôt calme au septième étage du pavillon Maisonneuve. L’unité de néonatalogie comptait 14 petits patients. Tous se trouvaient dans leur isolette ou incubateur à reprendre des forces sous la vigilance de plusieurs parents présents.

Néonatalogiste, infirmières, nutritionniste, inhalothérapeute, eux, s’assuraient que tout se passe bien. Certains petits patients obtiendront éventuellement leur congé et pourront finalement rentrer à la maison.

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