Steve Caron/Le Flambeau Pablo Rodriguez, nouveau ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme.

Pour la première fois Pablo Rodriguez, député d’Honoré-Mercier, accède au cabinet des ministres. Il prend les rênes du ministère du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme en remplacement de sa collègue Mélanie Joly, qui a défrayé les manchettes à plusieurs reprises dans le dossier Netflix.

Dans son bureau du boulevard Maurice-Duplessis dans l’est de Montréal trône la guitare sur laquelle il a appris ses premiers accords en jouant du Paul Piché. Le nouveau ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme avoue être un passionné de musique et d’arts.

«C’est un nouveau rêve qui se réalise et un privilège de pouvoir faire partie du cabinet des ministres. C’est une grande marque de confiance du premier ministre.»

Quarante-huit heures après sa nomination, le député de la circonscription de Honoré-Mercier flotte toujours sur un nuage. Les derniers jours ont été intenses et tout roule à la vitesse «grand V».

«Être ministre est un gros changement. On ne décide pas du moment, on vit le moment présent», indique humblement le député qui ne tient rien pour acquis.

Le ministère du Patrimoine est un portefeuille complexe. Il englobe notamment tout ce qui touche la culture, les arts de la scène, la radiodiffusion (CRTC), les festivals et les établissements du patrimoine.

Des dossiers familiers au nouveau ministre, ayant été porte-parole de la culture dans l’opposition lors d’un mandat précédent.

M. Rodriguez n’aura pas le temps de chômer. Dans les prochains jours et semaines, le député aura beaucoup de lecture à faire pour passer à travers les trois pieds de haut de cartables qui lui ont été remis.

À un an de la prochaine échéance électorale fédérale, les dossiers arriveront rapidement.

Quelques heures à peine après sa nomination, la Fédération nationale des communications de la CSN rappelait à M. Rodriguez l’urgence d’agir dans le dossier de la crise des médias.

Autre dossier chaud: dans ce qui est convenu d’appeler «la taxe Netflix», la position gouvernementale demeure de ne pas imposer une nouvelle taxation aux géants numériques étrangers. Mais le ministre veut être la voix des créateurs, des artistes et leur donner les ressources pour rayonner à la mesure de leurs ambitions.

Pour ce qui est de la forme que cela prendra, il veut se donner le temps de bien faire les choses en analysant toutes les possibilités.

Il entend faire sa marque dans ses nouvelles fonctions comme il l’a toujours fait: en demeurant lui-même et en étant à l’écoute des acteurs du milieu pour voir comment il peut les aider.

Les domaines des arts, de la culture et du patrimoine représentent 53,8 milliards de dollars en activité économique et emploient plus de 650 000 personnes.

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