(Photo : pacophoto.ca) Sans l'intervention de ses collègues de travail, des pompiers premiers répondants et des ambulanciers, Stéphane Lafleur ne serait plus de ce monde. Il leur doit une fière chandelle, il leur doit la vie.
Comme tous les matins, Stéphane Lafleur s’est présenté au travail le 17 janvier dernier, malgré des maux de ventre persistant. Il était loin de se douter que cette décision lui sauverait la vie, car sans l’intervention de ses collègues de l’entreprise angevine Klockner Plentaplast, il ne serait plus de ce monde…

M. Lafleur a été victime d’un infarctus avec arrêt cardiorespiratoire. Âgé de 41 ans seulement, il l’a échappé belle.

Bon vivant et en bonne condition physique, il n’a jamais eu de problème de santé si ce n’est que quelques grippes comme tout le monde.

Avant le jour J, il avait toutefois de la difficulté à garder les aliments qu’il ingérait depuis une semaine. Il décide tout de même de se rendre au boulot pour compléter la semaine, plutôt que de demeurer seul à la maison, ce qui aurait été fatal dans son cas.

Il est impossible de déterminer avec certitude le laps de temps qui s’est écoulé avant que M. Lafleur ne soit découvert par son collègue Mario Jodoin. Mais à partir de ce moment, tout s’est enchaîné rapidement.

M. Jodoin a prévenu des collègues qui se sont empressés d’effectuer les manœuvres de réanimation cardiorespiratoire (RCR) avant l’arrivée des premiers répondants et des ambulanciers.

Par le plus grand des hasards, dans les jours précédant l’incident, plusieurs employés de Klockner Plentaplast ont suivi une formation de mise à niveau en RCR.

Les pompiers de la caserne 28 ont ensuite pris la relève. Ils ont continué les manœuvres de réanimation. Le pouls du père de famille de cinq enfants est toujours absent.

Les ambulanciers sont arrivés et le patient est alors toujours dans un état comateux. Tous les secours ont uni leurs efforts pour tenter de sauver la victime.

Puis, le cœur répond alors à la médication et cinq autres électrochocs (défibrillateur) sont nécessaires pour ressentir un pouls très faible. Le transport vers l’Institut de cardiologie de Montréal se fait rapidement. Toutes les minutes comptent.

Les soins se poursuivront durant plusieurs jours. Le 24 janvier, la situation se stabilise. M. Lafleur réussit les tests et les médecins lui enlèvent le respirateur artificiel. Il parvient à respirer seul et depuis, il fait des progrès à vitesse grand V.

Des retrouvailles émouvantes

Le 24 mars est un autre grand jour dans la vie de M. Lafleur. Il s’apprête à rencontrer plusieurs des personnes qui ont contribué à lui sauver la vie.

Quelques minutes avant son arrivée, les pompiers, ambulanciers et certains collègues sont rassemblés dans la salle à manger de la caserne 28. Ils se remémorent cette fameuse journée d’intervention.

Ils ont hâte de rencontrer M. Lafleur, puisqu’il est plutôt rare qu’ils ont la chance de revoir les personnes qu’ils ont sauvées.

Une fois que leur travail est terminé, la vie continue et reprend son cours normal.

M. Lafleur arrive et immédiatement tous les regards se tournent vers lui. Celui-ci se dirige instantanément à la rencontre de « ses anges gardiens » pour leur serrer chaleureusement la main et les remercier.

« Je ne sais pas trop quoi vous dire si ce n’est qu’un gros merci. Je vous dois la vie. Sans vous… », de s’interrompre M. Lafleur.

« Nous n’avons fait que notre travail, de répondre Denis Proulx, l’un des ambulanciers ayant participé aux manœuvres de réanimation. Les vrais héros, ce sont tes collègues de travail qui ont rapidement et efficacement agi. »

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