Printemps érable, élection estivale, budget péquiste, comment le milieu communautaire angevin s’inscrit-il dans la conjoncture sociale actuelle? Les mobilisations étudiantes du printemps dernier ont amené la population à se polariser sur la question des frais de scolarité. Toutefois, le débat a dépassé largement cette question pour se demander collectivement quel type de société nous souhaitions.

D’un côté, le gouvernement à maintenu sa position en revendiquant la majorité que lui avaient octroyée les électeurs québécois, des « carrés verts » ont contesté les mandats de grève et certains médias ont questionné l’ampleur du mouvement social. De l’autre côté, des jeunes, des familles et même des plus âgés sont sortis dans la rue battre de la casserole au printemps, des assemblées populaires de quartier ont vu le jour, des manifestations artistiques ont pullulé dans la métropole et les réseaux sociaux ont repris le débat. Bref, les citoyens ont créé et se sont (ré)appropriés de nouveaux espaces de participation, de prise de parole et d’action.

Presque arrivé à l’hiver 2013, alors que les étudiants semblent en période de réflexion, le milieu communautaire a-t-il un rôle à jouer dans la conjoncture actuelle?  Le mouvement communautaire autonome défend des valeurs de justice sociale, de solidarité, de démocratie, d’autonomie et de respect.  Certains prétendent qu’il est temps de s’organiser afin de favoriser un changement social. D’autres signalent qu’il faut miser sur les nouveaux groupes créés et sur la jeunesse, source d’inspiration. Plusieurs groupes communautaires se disent déçus du récent budget du gouvernement Marois, alors que d’autres gardent espoir dans le gouvernement péquiste. Le mouvement communautaire est loin d’être homogène, les positions autant que les tactiques proposées sont diverses et parfois opposées.

Malgré que leurs actions soient locales, les groupes communautaires d’Anjou subissent les conséquences des décisions prises aux niveaux montréalais, québécois et canadien. Ils contribuent grandement au développement de la communauté par les services qu’ils offrent à la population et aux nombreux besoins auxquels ils répondent. Doivent-ils également se mobiliser pour favoriser des transformations sociales? Sans fournir de réponse à ces questions, l’équipe du ROCHA souhaite semer le germe d’une réflexion en ce sens.

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