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La Ligue de hockey juvénile division 1 entame sa deuxième saison au sein de Hockey Québec (HQ). Cette ligue scolaire peut-elle cohabiter avec les ligues civiles?

Les joueurs désirant œuvrer au sein d’une ligue scolaire ne peuvent pas jouer dans le civil. Ils doivent faire un choix.

« Hockey Québec refuse qu’on se compare au hockey civil. C’est une patate chaude pour eux, car le hockey civil est présent depuis des années. Il faut respecter ce qu’il a fait.

« Le juvénile se situe entre le midget AA et le midget AAA. Le jumelage entre le civil et le hockey scolaire s’est fait facilement, l’année dernière, à quelques exceptions près », indique l’entraîneur adjoint des Bouledogues de l’école secondaire Édouard-Montpetit, Ronald Trudel.

Toutefois, la création d’équipes scolaires cadettes serait une autre histoire. « Nous désirons avoir des équipes plus jeunes. Probablement que nous ne sommes pas les seuls, car ça préparerait encore mieux nos joueurs dans le programme de sport-études, ils joueraient avec nous autres pendant plusieurs années. Là, ils jouent avec des formations de partout à Montréal. Je ne crois pas que Hockey Québec est rendu là », soutient Martin Sévigny, directeur adjoint du sport-étude à Édouard-Montpetit.

« Le problème avec le cadet c’est que ça va faire mal au civil. Le sport étudiant est prêt, c’est HQ qui ne l’est pas. Il veut vérifier la façon de faire. Si ça arrive un jour, c’est parce qu’il s’est assuré que le jumelage entre le civil et le scolaire se fera bien. Il désire une bonne cohabitation et non la compétition », ajoute M. Trudel.

Toutefois, les deux ligues sont différentes indique l’entraîneur adjoint. « Le scolaire est une autre option au civil. Nous ne disons pas que ce que fait le civil n’est pas bien. On offre quelque chose de différent. »

Contrer le décrochage

Jouer dans une ligue scolaire met de l’avant l’aspect académique des joueurs. Pour faire partie d’un équipe, les élèves n’auront droit à aucun échec. À l’école secondaire Édouard-Montpetit, les athlètes doivent réussir les deux tiers de leur année pour avoir la chance de jouer la saison suivante.

« Un des objectifs de la ligue est d’amener les jeunes à obtenir leur diplôme d’études secondaires. Il y a beaucoup de décrochage. Avec la ligue, ça pourrait raccrocher un groupe d’athlètes à aller à l’école tout en jouant au hockey. Ça donne un peu de motivation. Je crois que c’est la toile de fond de cette ligue-là: arriver à joindre les études et le hockey de la bonne façon », estime l’entraîneur-chef, Benoit Barbeau.

« Pour un parent, savoir que l’entraîneur-chef fait un suivi académique, c’est très sécurisant. Au civil, ce qui se passe à l’école et ce qui se passe au hockey, ça ne va pas ensemble. Ce n’est pas l’entraîneur qui va décider de s’impliquer là-dedans, contrairement à ce que fait M. Barbeau. […] Les personnes qui entourent nos joueurs sont des pédagogues et des passionnés de hockey. C’est très négligé au Québec, la différence entre un entraîneur et un pédagogue », souligne M. Trudel.

Restant dans l’optique de la réussite scolaire, les matchs ainsi que les pratiques de l’équipe se feront principalement les après-midi de semaine. « Le jeune n’aura jamais eu autant de temps pour étudier. Le soir, il est chez lui. Il n’a pas à aller à la maison, manger et repartir à l’aréna pour du hockey. Ça aide les parents à respirer, à avoir une vie de famille et une vie sociale. La structure de la ligue lui permet de se consacrer davantage à ses études », affirme M. Trudel.

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