Les judokas du Québec ont eu tout un camp d’entraînement à la fin du mois d’août. Ils ont profité de la présence de Patrick Roux pour leur enseigner cet art martial, une personnalité très connu dans ce milieu.

L’entraîneur d’origine française est une sommité dans le monde du judo. Entraîneur-chef de l’équipe olympique anglaise, il possède aussi une école de judo qui offre des stages.

Réjean Lavoie, directeur technique du Club de judo Anjou, l’un des organisateurs du camp, ne tari pas d’éloges envers le judoka. L’ayant rencontré en France, il y a quelques années, l’invité à son premier camp d’été était tout naturel. « Nous nous parlons depuis le mois de janvier pour organiser le camp », fait savoir M. Lavoie.

L’amitié entre les deux hommes est d’ailleurs l’une des raisons du passage du Français en sol canadien. « J’étais tout de suite d’accord pour participer à cet événement montréalais. Premièrement, car je connaissais Réjean. Je savais qu’il avait compris les principes de ce que j’avançais dans mes stages, car il y avait déjà participé. Je savais qu’il voulait travailler dans cette continuité. Deuxièmement, j’étais miraculeusement disponible », souligne M. Roux.

Camp d’été

Ce stage de perfectionnement d’une durée d’une semaine était ouvert à tous les judokas de haut niveau de la province.

« Il y avait des gens de partout au Québec. Une dizaine de club était présent ainsi qu’une quinzaine de judokas de l’équipe provinciale », indique Jean-François Marceau, entraîneur provincial de la Fédération québécoise de judo, partenaire de l’événement.

Ce rendez-vous visait l’éducation des athlètes et non leur rendement. « Le but n’est pas la compétition, mais la progression du goût d’apprendre chez le judoka ainsi que de son développement. C’est du perfectionnement technique dans les fondamentaux. C’est nécessaire à cet âge.

« Regardez Antoine Valois-Fortier. Ce Québécois a remporté le bronze aux Jeux olympiques de cet été, malgré un tirage très difficile. Il a affronté le champion olympique dès son premier combat. J’étais admiratif devant ses exploits. Il a réussi, car il a eu une bonne formation à la base. Au lieu de le limiter à la performance et d’épuiser son potentiel, son entraîneur a visé le développement à long terme. C’est ce que nous faisons avec ce stage », explique M. Roux.

Cet événement est le premier camp d’été de judo dans la province. « Pour une première édition, c’est très bien. Nous avons environ 80 inscrits. En France, mes stages oscillent entre 40 et 200 participants. Je suis très satisfaits », soutient-il.

En plus d’offrir une formation aux athlètes, le camp a aussi organisé un volet pour les entraîneurs. « Nous avons un colloque de deux jours pour les entraîneurs. En France, nous avons beaucoup de formations continues. La transmission de connaissances est très importante et elle permet de toujours s’améliorer en tant que personne et en tant qu’athlète, car le judo est bien plus qu’un sport », affirme-t-il.

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