Composer avec le passage de poids lourds jour et nuit n’est pas une sinécure; c’est pourtant ce que doivent endurer les résidents de la rue Haig, entre les rues Notre-Dame et Hochelaga.

Les maisons et les propriétaires du secteur souffrent de cette circulation lourde. Des verres se frappent et se cassent dans les armoires, les tableaux doivent constamment être réalignés sur les murs, les résidences vibrent, les réparations de fissures doivent se faire sur une base régulière (tous les six mois) et le sommeil des citoyens est constamment perturbé.

Un centre de distribution de la compagnie UAP-NAPA se trouve sur la rue Haig. La circulation locale est donc permise pour que l’entreprise soit en mesure de recevoir sa marchandise. Les heures d’opération du commerce se terminent à 17 h.

« J’ai deux jeunes enfants et ils se réveillent en pleine nuit à la suite du passage des camions. Il n’est pas rare que les poids lourds circulent jusqu’à 2 h du matin! On ne parle pas d’un camion, mais bien d’une dizaine par nuit. Il ne s’agit pas de livraisons locales, mais bien d’une voie de transit pour les camionneurs, même si cela est interdit », déplore Yves Racicot, un résident du secteur.

Il y a également les installations de la base militaire de Longue-Pointe dans le secteur. Celles-ci ne posent pas vraiment de problèmes, selon les propriétaires rencontrés.

Il y a deux ou trois ans, l’asphalte a été refait devant UAP-NAPA et la situation s’est améliorée, du moins en ce qui concerne la force des vibrations ressenties.

Ce serait bien que l’arrondissement fasse de même, cette fois, sur tout le tronçon (Haig) situé entre les rues Notre-Dame et Ontario. Il est dû, estiment les résidents.

La patience des citoyens a ses limites. Ils ont donc présenté une pétition de 74 noms aux élus municipaux, lors du conseil d’arrondissement du mois de mars. Ils demandent que des correctifs soient apportés pour corriger rapidement la situation.

Selon eux, en créant une entrée charretière pour UAP-NAPA sur la rue Tellier, 90 % du problème serait réglé. Les camions pourraient avoir accès directement au stationnement de l’entreprise sans devoir circuler devant les résidences. On parle d’une mesure d’environ 800 $.

En combinant cette mesure avec une amélioration de la signalisation interdisant le camionnage de transit sur la rue Haig et une attention particulière du secteur, nous devrions venir à bout des chauffeurs fautifs, pense Louise Desmarais, la citoyenne ayant déposé la pétition aux élus.

Il a été impossible de joindre le président du comité de circulation de l’arrondissement, le conseiller Gaëtan Primeau, pour connaître ses intentions dans le dossier.

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