Martial Malette n’oubliera jamais la date de son entrée en fonction. Le 16 avril dernier, alors qu’il prenait les commandes du poste de quartier (PDQ) 46, le bureau de la députée Lise Thériault était vandalisé.

« Dès ma première journée, les policiers sont allés rencontrer les citoyens qui résident près du bureau de la députée pour apaiser leur inquiétude et surtout rétablir l’ambiance de sécurité du quarter, raconte-t-il. Je n’avais jamais travaillé dans l’est de la ville. Le poste du PDQ 46 était très convoité et ça me permet de découvrir d’autres aspects de la ville ».

Même s’il n’a que 39 ans et qu’il est l’un des plus jeunes commandants du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), le commandant Malette a une feuille de route exemplaire. C’est dans le Sud-Ouest de la métropole qu’il a entrepris sa carrière en 1995 alors qu’il n’avait que 22 ans. Durant cinq ans, il a patrouillé les rues du district de Verdun après quoi il a été nommé agent sénior.

Alors qu’il entamait sa dixième année de service, il est devenu sergent. De 2008 à 2011, il a travaillé comme conseiller à la direction régionale du SPVM. En juin 2011, il est devenu commandant à la Vigie des pratiques policières.

Collaboration entre citoyens et policiers

Celui qui préside les destinées du poste de police d’Anjou, explique avoir une approche de travail axée sur le respect et le lien de confiance entre policiers et citoyens.

« L’important, c’est d’avoir une relation de respect qui va dans les deux sens. Dans le fond, le service de police c’est la population, qui collectivement, donne l’autorité aux policiers. C’est la population qui nous dit « vous, en tant qu’organisation, allez faire respecter les lois dont la société s’est dotée ».»

Pour lui, les policiers doivent faire respecter les lois dans un climat courtois. « Le policier, son rôle, c’est de protéger les citoyens aux risques de mettre sa vie en péril. C’est un don que font les policiers », mentionne-t-il.

Lorsqu’on lui demande de nous décrire sa fonction, le commandant Malette le compare à celui d’un chef d’orchestre. « Je travaille en collaboration avec les agents sociocommunautaires, l’enquêteur, l’agent de sécurité routière… J’ai la responsabilité de tout cet arrimage », dit-il.

Affecté à Anjou pour les prochaines années, le commandant Malette a à cœur d’offrir un service de qualité aux citoyens.

« J’ai été agréablement surpris de voir qu’à Anjou, on a la chance de vivre dans un environnement où la criminalité est assez basse. Il y a une forte population âgée, beaucoup d’écoles secondaires, nous avons donc un travail de prévention à continuer pour faire en sorte qu’il y ait toujours un climat de sécurité dans le quartier », souligne-t-il.

Détenteur d’un certificat en gestion policière de l’Université de Montréal et d’un certificat en administration de l’École des Hautes études commerciales, le commandant Malette complétait sa maîtrise en développement organisationnel lorsqu’il a été nommé commandant. Même s’il a mis ses études sur la glace le temps de se concentrer sur sa nouvelle fonction, il compte, un jour, terminer sa maîtrise.

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