(Photo: pacophoto.ca) Maka Kotto, député de Bourget.
Le candidat péquiste Maka Kotto a remporté une autre victoire dans la circonscription de Bourget, le 4 septembre dernier, en obtenant 45,54 % des voix exprimées.

Au chapitre des bulletins de vote, le député sortant a obtenu 16 245 votes, contre 7499 pour son plus proche rival, le candidat de la Coalition avenir Québec, Mario Bentrovato.

Suivent ensuite Dave McMahon, du Parti libéral du Québec avec 6940 voix, Patrice Gagnon, de Québec solidaire avec 3364 voix, Paolo Zambito, d’Option nationale avec 699 voix, et Gilbert Caron, du Parti vert du Québec avec 536 voix. Les tiers partis ferment la marche.

M. Kotto a augmenté sa majorité, la faisant passer à plus de 8500 voix, alors qu’elle était d’un peu plus de 5000 voix à l’élection générale de 2008.

« Je suis évidemment satisfait des résultats. Ils me rassurent et me réconfortent relativement aux services que nous rendons à la population. Mon équipe fait un bon travail et je crois que les gens l’apprécient. »

Les 15 premiers jours de la campagne ont été difficiles, confie le candidat péquiste. Les gens étaient en vacances et n’avaient pas le cœur aux élections. Plusieurs étaient absents de leur domicile, forçant le candidat à revenir à plusieurs reprises aux mêmes adresses. Par la suite, les choses se sont replacées.

« J’ai été surpris du nombre d’électeurs qui m’ont dit baser leur choix sur le candidat local, indique M. Kotto. En même temps, c’est très valorisant et encourageant. »

Gouvernement minoritaire

Le député de Bourget a hâte de reprendre le travail à l’Assemblée nationale. Après un passage dans l’opposition, autant au fédéral qu’au provincial, il se retrouvera maintenant au gouvernement.

« Être dans l’opposition, c’est une autre dynamique, avoue M. Kotto. Nous disposons de moins de ressources et c’est plus difficile. Par contre, il s’agit d’une bonne école quand nous faisons notre entrée en politique. »

Bien que son gouvernement soit minoritaire, le député est convaincu que sa formation politique pourra réaliser plusieurs de ses engagements. Un gouvernement minoritaire devra travailler de concert avec les autres partis dans plusieurs dossiers.

« S’il y a une personne qui est capable de travailler dans un tel contexte, c’est bien notre chef, Pauline Marois. C’est une femme de dialogue. Mais tous les partis devront y mettre du leur, avise M. Kotto. Je suis content de voir que le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec semblent également vouloir travailler de concert. »

Les députés péquistes sont sur le qui-vive, puisque Mme Marois devra former son équipe de ministres dans les prochains jours.

On a beaucoup de bons candidats qui peuvent occuper un poste de ministre, note le député. La décision revient au chef et je respecterai sa décision. Je ne m’en formalise pas trop.

Concernant les événements survenus au Métropolis, M. Kotto ne se trouvait pas sur place. Il avait terminé la tournée des plateaux télévisés. Il était à la maison quand les incidents se sont produits.

Conscient que l’image des politiciens n’est pas à son meilleure dans l’opinion publique, il souhaite que cet événement amène les élus à travailler dans le respect.

« Nous avons une prise de conscience collective à prendre… », de conclure M. Kotto.

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