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Le 30 octobre 1995, le Québec a tenu un deuxième référendum sur son indépendance. La date demeure un souvenir indélébile de notre mémoire collective. Si la province a ultimement choisi de demeurer au sein de la fédération, familles, quartiers et communautés se sont déchirés entre les camps du Oui et du Non. Vingt ans plus tard, TC Media a demandé à certains élus montréalais de nous raconter, de leur point de vue, cette journée marquante et de nous parler de l’héritage référendaire.

L’actuelle députée de la circonscription provinciale d’Anjou – Louis-Riel et vice-première ministre, Lise Thériault, se rappelle très bien cette période. À l’époque, elle était copropriétaire d’un journal économique dans l’est de Montréal.

En raison de son obligation de réserve, elle ne pouvait se prononcer publiquement, ni s’engager personnellement dans la campagne référendaire.

Toutefois, elle a été témoin d’une perturbation des acteurs économiques au Québec, en plus d’avoir subi au sein même de son entreprise un ralentissement économique marqué par un déclin des investissements dans la région, particulièrement à Anjou.

«Cette diminution significative des investissements a renforcé mon idée à ne pas croire en la souveraineté et de plutôt privilégier un rôle constructif du Québec à l’intérieur du Canada», relate-t-elle.

La population angevine vote Non
Les citoyens de la circonscription, qui était alors uniquement constituée des résidents de la Ville d’Anjou, ont voté massivement à ce référendum.

Sur les 33 374 électeurs inscrits sur la liste électorale, 31 659 d’entre eux se sont présentés aux urnes, pour un taux de participation de 94,86%.

À l’image des résultats provinciaux, la lutte a été très serrée, le camp du Non l’emportant par 307 voix.

En pourcentage, le Non obtenait 50,49%, alors que le camp du Oui terminait avec 49,51% du suffrage.

Le député de l’époque était Pierre Bélanger, du Parti québécois. Il en était à un second mandat, lui qui a été élu une première fois en 1992.

À la fin de son terme, 1994-1998, M. Bélanger a été défait par le candidat libéral Jean-Sébastien Lamoureux, qui a démissionné en 2001.

Depuis, les électeurs ont toujours voté pour le Parti libéral du Québec et sa candidate, Mme Thériault.

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