François Lemieux/TC Media Une cinquantaine de travailleurs du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Denis-Benjamin-Viger ont réclamé des soins et services sécuritaires pour les 125 patients du centre lundi.

En marge d’une manifestation dénonçant les conditions de vie imposées aux patients du centre d’hébergement Denis-Benjamin-Viger à L’Île-Bizard, la Fédération interpersonnelle de la santé du Québec (FIQ) a décrié les «menaces et comportements abusifs» que les employés du centre subiraient en provenance de l’administration.

C’est une quarantaine d’employés qui a participé à la manifestation de lundi midi, devant le centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la rue Cherrier, qui défraie la manchette depuis mai, alors que six postes de préposés aux bénéficiaires, dont quatre vacants, ont été coupés.

«On n’est pas capables de dispenser des soins et services sécuritaires. Quand nos membres essaient de discuter des situations inacceptables, elles reçoivent des menaces», déplore la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

L’insatisfaction des infirmiers et infirmières, qui sont représentés par la FIQ, découle du fait que la coupure des postes de préposés aurait engendré une surcharge de travail et une baisse de service «importante» pour les résidents, notamment la perte d’un préposé sur cinq pendant les quarts de nuit.

«On leur dit qu’elles n’ont pas le droit de parler aux familles, on les surveille étroitement. On les menace de leur couper du temps parce qu’elles parlent entre elles», avance Régine Laurent.

«Surpris»
En entrevue avec TC Media, le directeur du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées pour le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île, Patrick Murphy-Lavallée dit n’avoir jamais entendu parler de menaces.

«Je suis surpris par ces allégations. Comme représentant du CIUSSS, je suis contre l’intimidation et l’instauration d’un climat de peur. Nous avons eu plusieurs rencontres avec le personnel au cours des dernières semaines. Mais je n’ai pas entendu parler de ces allégations et je ne peux les tolérer», explique-t-il.

Selon l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), syndicat représentant notamment les préposés aux bénéficiaires, le personnel cumulerait une centaine d’heures supplémentaires par mois depuis les coupes afin de subvenir aux besoins des résidents.

TC Média révélait en août que, conséquemment à la diminution des postes, des résidents seraient contraints à passer la nuit dans leur urine et leurs selles parce que les préposés manqueraient de temps.

Le CIUSSS affirmait à ce moment n’avoir reçu aucune plainte de la part des familles, du comité des résidents ni de la Commissaire aux plaintes et à la qualité des services.

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