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Après avoir remercié dix psychologues et travailleurs sociaux remplaçants du Centre de réadaptation lundi, le CHU Sainte-Justine ne peut confirmer que ces compressions seront les dernières de leur année fiscale, alors que l’institution doit essuyer des compressions de 8,6M$.

«Nous avons décidé de mettre fin à des remplacements, souligne Mélanie Dallaire, porte-parole à Sainte-Justine. On ne peut dire si nous devrons prendre d’autres moyens pour atteindre notre équilibre budgétaire d’ici la fin de l’année financière, au mois de mars.»

En plus des psychologues et des travailleurs sociaux, des membres du personnel de soutien administratif ont également été remerciés. «La situation est en évolution, alors il est impossible de dire combien de personnes sont touchées par ces mesures dans le moment», souligne Mme Dallaire.

La porte-parole rassure en indiquant qu’aucun poste permanent n’a été aboli et que ces postes seront vacants temporairement. «Une personne qui est en congé de maternité reprendra son poste par exemple», indique-t-elle.

Le non-remplacement des départs à la retraite, la réorganisation des ressources administratives, et la réduction du matériel sont toutes des mesures qui ont été prises cette année.

Dans le cas présent, les départements de néonatalogie, de neurologie et les services pédiatriques seraient touchés par ces réductions.

Pallenca

Dominique Pallanca, présidente du syndicat local du CHU Sainte-Justine.

Inquiétude
«Nous savons depuis des mois que l’hôpital a des cibles budgétaires à atteindre, mais on ne s’attendait pas à ce que l’on mette fin à des remplacements comme ça, confie Dominique Pallanca, présidente du syndicat local du CHU Sainte-Justine et psychologue de formation. C’est une véritable commotion!»

Le centre hospitalier indique qu’il palliera ces départs en transférant tous les dossiers en cours à d’autres professionnels et en s’assurant qu’il y ait un continuum dans les soins offerts.

Une affirmation qui ne rassure pas nécessairement le syndicat. «Un suivi avec une famille ça se termine difficilement du jour au lendemain. Certains patients ne seront pas rencontrés avant que l’on quitte. Il y a des rapports à rédiger, des dossiers à terminer. Deux semaines c’est très court», déplore Mme Pallanca.

Les psychologues et les travailleurs sociaux du CHU Sainte-Justine offrent différentes thérapies aux enfants: pour accepter leur diagnostic, pour accompagner les victimes d’accidents ou les grands brûlés. Ils rencontrent également les parents qui traversent ces périodes difficiles.

Les professionnels et techniciens, membres du syndicat, ont signé une lettre pour demander à la direction de reculer sur ces mises à pied.

Le centre hospitalier indique faire une analyse budgétaire continue depuis le mois d’avril, pour respecter son budget annuel de 355M$.

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