Les responsables d’Impact-Jeunesse voient grand pour leur projet dont bénéficient déjà des centaines d’enfants du primaire dans Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est.

Le Centre communautaire Roussin et l’organisme Ressources-Loisirs Relais du bout gèrent le programme Impact-Jeunesse depuis 2013, avec la collaboration de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île (CSPI).

«Ce n’est pas qu’un projet d’activités du samedi. Ça va plus loin», plaide le directeur du Réseau des écoles de Pointe-aux-Trembles, de Montréal-Est et des écoles spécialisées de la CSPI, Martin Landry.


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Un projet en quête de pérennisation


M. Landry, ancien directeur d’école primaire dans Montréal-Nord, a constaté les retombées positives d’un programme similaire dans son ancien quartier. Le programme Horizon-Jeunesse, lancé au milieu des années 2000, est depuis devenu un organisme à but non lucratif, qui s’adresse aux jeunes du primaire et du secondaire et dont d’anciens participants sont devenus animateurs d’activités.

Les responsables d’Impact-Jeunesse espèrent le même succès.

«Ce qu’on aimerait éventuellement c’est que les jeunes qui ont participé au programme puissent devenir des animateurs, comme on l’a vu dans d’autres programmes. Nous discutons de la possibilité d’offrir, aux élèves du secondaire, la formation nationale DAFA (Diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur», témoigne la directrice des programmes du Centre Roussin, Chantal Coderre.

«Le projet a pris de l’ampleur depuis ses débuts en 2013-2014. Des participants demandent à y rester une fois arrivés au secondaire. On en discute.»

«À risque»
Impact-Jeunesse offre des dizaines d’activités sportives, artistiques, scientifiques et mêmes culinaires le samedi, durant 10 semaines l’automne et 10 autres l’hiver, dans les écoles Montmartre et Saint-Marcel, dans Pointe-aux-Trembles.

Il est offert à tous les enfants du quartier, mais cible de façon particulière les enfants jugés «à risque» à cause de difficultés d’apprentissage, d’isolement ou de décrochage. Il implique les milieux communautaire, scolaire et familial pour identifier ces enfants, les encourager à s’inscrire et suivre la progression de leurs aptitudes sociales et comportementales.

«On a aussi offert une formation aux animateurs des deux partenaires sur le renforcement positif […] Quand on sait qu’on s’adresse à une clientèle qui n’a pas souvent de réussites scolaires ou qui a un certain isolement par rapport aux autres,  on souligne des éléments de participation ou des efforts fournis afin que le jeune apprécie et continue à s’investir», fait valoir M. Landry.

En avril, un gala permet aux jeunes de présenter devant parents et pairs ce qu’ils ont fait durant l’année, qu’il s’agisse d’œuvres culinaires, de performances sportives, d’un vidéoclip, d’une pièce ou d’une chorégraphie.

Rester abordables
Depuis septembre 2016, les responsables d’Impact-Jeunesse sont à la recherche de bailleurs de fonds pour assurer que leurs activités soient offertes à prix modiques (entre 30 et 45$).

«On va chercher un bassin de jeunes que nous ne pouvions pas rejoindre auparavant, principalement à cause des coûts d’inscriptions. Avec les familles vraiment défavorisées, on peut arriver à des ententes de paiements à la semaine ou à une forme de gratuité. On ne refuse aucun enfant», assure le directeur adjoint du Relais du bout, Daniel Ballard.

«On accepte même les enfants à la pièce: des fois, ces jeunes ont peur de l’engagement, alors on leur dit qu’ils peuvent essayer une fois, puis s’inscrire», ajoute Mme Coderre.

Maintenant à sa 4e année, le programme susciterait l’intérêt du réseau de la santé. «Des intervenants du CSSSS s’intéressent beaucoup au programme parce qu’ils voient probablement une belle évolution de certains de leurs clients. Ils nous demandent un petit compte rendu de la participation de l’élève», affirme Mme Coderre.

Selon le président de la CSPI, Impact-Jeunesse est un projet important pour la commission scolaire puisque «la réussite éducative ne se passe pas qu’entre les murs de l’école, du lundi au vendredi, de 8h à 15h». «Ça se poursuit au-delà de ça, et je pense que le programme Impact-Jeunesse est une illustration parfaite du maillage entre le milieu scolaire et communautaire et du besoin, chez les enfants, d’un suivi qui se fait à l’extérieur de l’école», estime Miville Boudreault.

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