TC Média – Myriam Grenier Le professeur universitaire Olivier Blarquez et Richard Aps.

La découverte d’un os, possiblement celui d’un mammouth ou d’un mammifère marin, n’est pas tombée dans l’oubli. Il sera transporté à Montréal afin de l’identifier et de le dater.

L’os avait été retrouvé par Richard Aps dans le secteur du lac Sabourin, cet été à Val-d’Or. Cette découverte a piqué la curiosité d’Olivier Blarquez, professeur adjoint au Département de géographie de l’Université de Montréal. Celui-ci s’intéresse notamment aux reconstructions paléogéographiques en Abitibi et il était de passage à Val-d’Or, mercredi dernier, afin de récupérer l’os.

«Je ne suis pas capable de l’identifier. J’ai discuté avec des collègues du Musée de l’histoire à Paris et si je leur envoie des photos à haute résolution, ils pourront le regarder pour l’identifier. Le Musée canadien de la nature à Ottawa fait aussi ce genre d’identification ainsi que l’Ostéothèque de Montréal, indique M. Blarquez.

«On devrait avoir la réponse avant les Fêtes. J’ai déjà prévenu les gens, mentionne-t-il. L’os appartient au Canada s’il a été retrouvé sur les terres de la Couronne. À Montréal, on va l’enregistrer et le dater.»

Plus gros qu’un orignal
À la simple vue de l’os, Olivier Blarquez a été catégorique. Il s’agit bel et bien d’une côte d’animal plus gros qu’un orignal. Que ce soit un os de mammouth ou de mammifère marin, la découverte demeure très intéressante, selon lui.

«On a découvert des molaires de mammouth au Saguenay et à la Baie-James. Mais un os aussi intact, jamais au Québec. Ce serait une première, précise le professeur. S’il s’agit d’un os de mammifère marin, ce ne serait pas moins intéressant. J’ai regardé la base canadienne de données et on n’en a pas retrouvé ici, souligne-t-il.

«Je vais aller sur les lieux de la découverte au printemps pour fouiller et essayer de trouver les restes de la carcasse. On pourrait tomber sur un site amérindien, qui date de 1000 ans par exemple. Ils se servaient des os pour fabriquer des patins de traîneau, sur lesquels ils collaient de la glace afin de les rendre plus glissants. L’os retrouvé aurait pu servir à cette fin. Cela reste une hypothèse», conclut Olivier Blarquez.

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