AP Mitt Romney et Barack Obama

Je prends pour Barack Obama, autant vous le confesser tout de suite! Il n’empêche que, objectivement, dans la course présidentielle américaine, il est clair que le président sortant a fini par gagner deux débats sur trois. Ceci dit, Mitt Romney en a étonné plusieurs, et moi le premier!

Il y a un mois, qui aurait prédit que le gouverneur du Massachusetts avait une chance de renverser la situation. Cet été, il a accumulé bourdes sur bourdes et il a couronné le tout par une tournée internationale cacophonique et la mise en ligne de la fameuse vidéo où il s’est moqué de 47 % de ses compatriotes. Entre temps, Obama, malgré les piètres résultats économiques de son administration, avait l’air de marcher sur l’eau! Dans ces circonstances, il n’allait faire qu’une bouchée de Romney lors des débats télévisés.

C’est alors qu’arriva le premier face-à-face. Ce jour-là, comme plusieurs autres personnes, j’allais suivre l’affrontement avec nonchalance. Dans ma tête, le K.O. présidentiel allait être inéluctable. Eh bien non! Romney, contre toute attente, a assené coup sur coup à son adversaire,  un Obama distrait, voir absent! Un jour, peut-être, les historiens perceront l’énigme de cette fameuse nuit du mercredi 3 octobre 2012 à Denver.

Au cours du deuxième débat, on allait finalement avoir droit à un vrai affrontement. Comme secoué par sa longue sieste de la première période, Obama s’est ressaisi. Ce jour-là, il a assené un direct en pleine face à son adversaire sur la question libyenne. Le tournant de la soirée. On a senti littéralement le prétendant au titre secoué et tituber en direct. Toutefois, Romney a accusé le coup et est revenu au combat. Il a perdu la manche aux points, mais pas la partie.

Puis, il y a eu l’ultime débat. Le camp d’Obama n’allait pas rater sa chance, car le président sortant disposait d’un atout majeur : quatre années d’expérience comme commandant en chef dans le bureau ovale. Assez pour maitriser les méandres des épineux dossiers étrangers. Il partait donc favori. Sauf que la débâcle de la première confrontation nous a incité à la vigilance.

J’étais donc affaissé dans mon sofa scrutant le tournant de la partie. Quand surviennent trois moments clés de cette troisième période, voire même de toute la campagne présidentielle américaine de 2012. Très tôt, Obama a reproché à Romney ses quiproquos, notamment son obstination à qualifier la Russie d’ennemi géopolitique des États-Unis. Il a lancé à son adversaire : «La guerre froide est terminée depuis 20 ans (…) Vous semblez vouloir importer une politique étrangère des années 1990, une politique sociale des années 1950 et une politique économique des années 1920!» Et vlan, un direct bien sentit qui m’a ressaisi.

Depuis le début des débats, je ne me suis jamais exprimé sur les médias sociaux pour me concentrer sur la joute, mais là, la montée de mon adrénaline aidant, j’ai ouvert mon portable pour le faire. J’ai été revigoré.

Par la suite, Obama nous a bien servi. Le clou de la soirée a été cet échange :

–    Romney : Au niveau de nos forces navales, nous avons moins de bateaux…

–    Obama : On a aussi moins de chevaux et de baïonnettes!

C’est ce qu’on appelle un uppercut qui sort de nulle part! Aussitôt, j’ai sauté sur mon portable pour réagir sur mon Facebook et mon Twitter. Par la suite, un autre bijou d’échange nous a été offert :

–    Romney : Il faut que la Chine arrête de pirater nos produits.

–    Obama : Vous comprenez bien comment ça marche en Chine, car vous investissez là-bas!

Mais est-ce suffisant? Barack Obama a-t-il réussi à renverser la vapeur? J’ai des doutes!

En effet, étant un grand consommateur de la presse française, j’ai succombé à ce délire anti-Romney. Un aveuglement assez frappant, d’ailleurs, dans tous les médias de gauche de la planète. Pourtant, il faut l’avouer, le candidat républicain a du chien et a réussi à faire douter son adversaire. Il a mené une très bonne compagne! Le 6 novembre prochain, ça va chauffer.

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