Métro Lionel Messi c. P.K. Subban

J’avais déjà dit que le Canadien ne sera jamais le Barça. Là, je persiste et je signe, P.K. Subban ne sera jamais Lionel Messi.

La raison est toute simple. Le FC Barcelone, comme presque tous les clubs de soccer du monde, dispose de son propre centre de formation, La Massia. Dès l’âge de 12 ans, les gamins sont accompagnés par leurs parents pour s’inscrire au centre de l’équipe qu’ils vénèrent de génération en génération. L’attachement au club dépasse l’entendement. Ce n’est pas pour rien que le Barça est capable d’aligner une équipe complètement formée dans son giron.

Le lien de Messi avec son club est à des années-lumière de celui de P.K. avec le Canadien. D’où son exercice pathétique de tordage de bras avec ses employeurs. Il espère leur forcer la main pour faire sauter la banque! P.K. réduit son lien avec le Canadien à une simple question de business. Il doit être payé à sa juste valeur, celle déterminée par le marché.

À l’opposé de P.K., Messi considère le FC Barcelone comme sa famille, le plus grand club au monde et sa maison. Et ce n’est pas tout.

À 25 ans, l’extraterrestre argentin a fracassé presque tous les records de sa discipline. Là-dessus, on peut écrire des centaines de pages qui illustrent le génie de ce numéro 10 fabuleux. Pour résumer, en plus de tailler en pièces les records des buteurs dans les différentes compétitions, il est le joueur le plus utile de son équipe et il a gagné quatre fois de suite le Ballon d’or du meilleur joueur de soccer au monde. En gros, c’est comme si Messi avait mis la main chaque année, quatre années de suite, sur les trois prestigieux trophées récompensant les hockeyeurs de la LNH : le  hart, le Maurice Richard et le Conn Smythe.

Les statistiques de Lionel Messi sont affolantes, en 2012. Il a marqué 91 buts en une année civile avec son club et son équipe nationale, un record de tous les temps sur la planète soccer. En Liga, le championnat espagnol de soccer, il marque toutes les 57 minutes de jeu.

En plus d’être d’une modestie exemplaire, le roi du Barça a un sens de l’éthique professionnel hors-norme. Il est pro jusqu’au bout des ongles. Quel que soit le match, l’adversaire ou l’enjeu, il est un redoutable joueur pour ses adversaires et un messie pour ses coéquipiers. Ses entraîneurs l’adulent, ses dirigeants ne jurent que par lui et ses coéquipiers le vénèrent. Et ses adversaires? Ils ont peur de lui comme la peste, car il sait faire mal à toutes les équipes du monde.

Pourtant, l’année dernière, au classement des meilleurs salaires des joueurs du soccer au monde, Messi a occupé le 11e rang avec 10,5 M€, loin, très loin du meneur, le Camerounais Samuel Eto’o avec ses 20 M€ versés par son club russe Anzhi Makhachkala. Lionel Messi ne gagnait même pas le même salaire que son rival de toujours, Cristiano Ronaldo, qui touchait 13 M€ au Real Madrid.

Comble de la «modestie», Messi a prolongé son contrat au Barça jusqu’à 2018 pour «seulement» 15 M€. Pour Messi, sans grève, sans agent, ni avocat, il aurait pu fracasser tous les records de salaires des athlètes professionnels. Il lui aurait suffi d’exprimer du bout des lèvres son souhait de quitter le Barça, pour que les surenchères de prix s’emballent avec des sommes astronomiques. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait? Parce qu’il est le Barça!

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