La très médiatisée Amina Sboui, l’ancienne Femen tunisienne, vient d’avouer son mensonge au sujet de son agression bidon par des islamistes!

En juillet dernier, Amina Sboui, plus connue à ses débuts sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a dénoncé son agression à la sortie du métro à Paris par quatre islamistes.

Après avoir été mise en garde à vue, la police l’a accusé de dénonciation mensongère.

Deux mois plus tard, Mme Sboui vient de faire amende honorable. Dans un courrier adressé au journal français Libération, la militante féministe a reconnu avoir tout inventé. Elle a avoué son mensonge en évoquant ses difficultés personnelles.

L’histoire d’Amina Sboui, la première Femen du monde arabo-musulman est celle d’une jeune femme qui a vécu l’enfer durant le printemps arabe, avant de s’exiler en France.

Le 26 février 2013, dans une Tunisie tourmentée par les islamistes, Amina Sboui a envoyé une photo d’elle les seins nus avec la phrase «Fuck your morals». Quelques jours plus tard, elle a posté une photo d’elle dénudée avec une inscription en arabe sur le torse: «Mon corps m’appartient et il n’est l’honneur de personne».

Avec son adhésion au groupe Femen, Amina Sboui a causé une onde de choc dans le monde arabo-musulman et s’est exposée à de réels risques de lynchage sur la place publique. Mais elle a reçu un soutien planétaire. Puis, on n’a plus entendu parler d’elle. La jeune Femen a disparu des radars et de folles suppositions ont circulé sur son compte.

Un mois après, Amina Sboui est réapparue dans un reportage télé diffusé par Canal Plus. Dans cet entretien de presque sept minutes, on a découvert une jeune fille affaiblie par l’affaire, mais toujours déterminée.

Deux mois plus tard, Amina tague «Femen» sur le mur d’un cimetière de Kairouan en Tunisie. On l’a emprisonnée. Trois autres militantes Femen venues d’Europe ont manifesté leur soutien seins nus devant le palais de justice de Tunis. Elles seront détenues un mois.

Trois semaines après sa libération, à la surprise générale, Amina Sboui déclare qu’elle quitte les Femen, les taxant d’«islamophobes» et soupçonnant leurs sources de financement.

À l’été 2013, Amina Sboui débarque en France. Malgré son aura médiatique d’insoumise, son exil en Hexagone a viré au cauchemar. Seule avec peu d’argent, les difficultés se sont accentuées. Elle sombre dans la précarité, la solitude et la déprime avant de prétendre son agression par des salafistes à Paris.

À la lecture de sa lettre, ce mensonge médiatisé de l’ancienne Femen serait en fait un appel au secours. La jeune femme a plus besoin d’être soignée et de sortir de cette spirale médiatique qui l’étouffe depuis son cri du cœur et ceux qui l’ont instrumentalisé!

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