Pour le citoyen lambda, les largesses octroyées à deux anciens premiers ministres du Québec récents ont eu l’effet d’une solide gifle assortie d’un coup de pied ferme au derrière.

Même en période d’austérité, les divers privilèges des ex-premiers ministres, aux frais des contribuables, auraient pu passer, car ils les méritent après services rendus à la nation. Mais là où le bât blesse, c’est leur dilapidation de ces deniers publics!

Vingt-deux mois après son départ, les factures refilées à l’État par l’ancien premier ministre libéral Jean Charest ont totalisé 368 566 $, ce qui inclut le loyer (182 323 $), les fournitures de bureau (31 525 $) et les frais de télécommunication (10 399 $). Si c’était un ex-premier ministre pauvre, oui. Hélas, après son départ de la politique, Jean Charest est retourné à la pratique du droit au sein d’une firme réputée. Il est donc à l’abri d’être dans le besoin, ainsi que toute sa lignée!

Mme Marois n’est pas en reste. Même si elle est riche, et de loin, depuis juin 2014, elle a facturé des dépenses à l’État de 129 276 $. Pire, l’ex-première ministre a «offert» à l’ancienne candidate péquiste Dominique Payette une étude «bidon» sur les radios de Québec. Un contrat de 24 500 $ de gré à gré! Ce qui est insultant, c’est qu’à 25 000 $, ce contrat aurait dû passer par un appel d’offres!

Le gouvernement Couillard nous martèle ses coupes pour remettre à flot nos finances et éviter au Québec de devenir l’otage de sa dette. Personne n’est contre la vertu, mais personne ne tolérerait d’écoper alors que des privilégiés se la coulent douce! Quant aux péquistes, ils se révoltent contre les coupes idéologiques libérales et martèlent partout que le PLQ appauvrit les pauvres et enrichit les riches. Pourtant, le PQ devrait aussi faire de l’ordre dans sa cour!

Devant ces faits, comment le gouvernement peut-il convaincre un citoyen de payer plus pour les services de garde de ses enfants, surtout s’il en a plusieurs? Comment faire avaler à ce même citoyen les coupes dans les services de garde des écoles et priver ainsi sa progéniture d’activités lors des journées pédagogiques? Comment convaincre un citoyen de payer plus et tolérer les conditions de vie inhumaines de ses parents dans un CHSLD indigne d’une contrée riche comme le Québec? Comment convaincre les étudiants d’accepter une hausse des frais de leur scolarité? Comment?

Coupez dans toute… ou laissez-faire!

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