Michael Sohn Angela Merkel. Michael Sohn / The Associated Press

Récemment, le magazine Forbes a publié sa liste annuelle des 100 femmes les plus puissantes au monde, avec à la clé des nouveautés, mais aussi des surprises qui sont presque passées sous le radar des commentateurs.

D’abord, on s’est attardé au trio de tête : la chancelière allemande Angela Merkel, la femme la plus puissante du monde pour la cinquième année consécutive devant les Américaines Hillary Clinton, la candidate à la Maison- Blanche, et Melinda Gates, la philanthrope.

Et puis, on a évoqué le jeu de la chaise musicale qui a fait passer la présidente de la banque centrale des États-Unis, Janet Yellen, de la 2e à la 4e place, et la Française Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI), de la 5e à la 6e place.

Ensuite, on a présenté les 19 femmes qui ont fait leur entrée dans cette liste, dont la chanteuse américaine Taylor Swift, qui, à 25 ans, devient aussi la plus jeune de cette liste, sans oublier celles qui en ont disparu, comme la chanteuse américaine Lady Gaga, la chef de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi et la mannequin brésilienne Gisele Bündchen.

Quoi qu’on dise de sa pertinence, ce palmarès, qui base la puissance des femmes sur leur argent, leur puissance médiatique, leur impact et leur sphère d’influence, est un autre indicateur pour localiser la richesse mondiale.

En effet, si on prend le temps de décortiquer ce classement, on tombe des nues. Le basculement de la richesse mondiale de l’ouest vers l’est et le sud de notre planète se reflète aussi dans cette liste.

Certes, les Américaines dominent ce classement, avec 56 femmes sur 100, mais on n’y compte que 11 Européennes, 1 Russe, 1 Australienne et 1 Néo-Zélandaise, alors que les autres puissantes sont Asiatiques (21), Sud-Américaines (5) et Africaines (4).
Aucune Canadienne ne figure dans ce palmarès et les Européennes sont submergées par le reste du monde. Pire, à part les trois Britanniques et les trois Italiennes de cette liste, le vieux continent ne compte qu’une Française, une Espagnole, une Polonaise et une Norvégienne. C’est tout!

L’autre grosse surprise de ce classement est la présence de six femmes issues du monde musulman, dont quatre Arabes, soit une Saoudienne PDG d’un important holding au pays des wahhabites, deux Émiraties, une ministre du commerce extérieur (un portefeuille imposant dans un pays musulman rigoriste) et une autre dirigeante d’un holding.

Quant à l’Égyptienne Nemat Shafik, qui cumule aussi les citoyennetés américaine et britannique, elle peut se targuer d’être la première femme à occuper le prestigieux poste de vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre. Qui dit mieux?

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