L’humain réchauffe la planète, mais c’est aux pays occidentaux, aux pays exportateurs des produits énergétiques fossiles et aux pétrolières qu’incombe la responsabilité de sauver la planète à Paris. Mais ils se défilent!

D’après des données colligées par le réseau public France Télévisions, les activités économiques qui polluent le plus notre planète sont l’industrie (32%), le bâtiment (18%), les transports (15%), les centrales thermiques (13%), l’agriculture (12%) et la déforestation (10%).

Ainsi, les trois secteurs dont les émissions augmentent le plus vite sont l’énergie, l’industrie et les transports, trois secteurs qui n’arrivent pas à se départir de l’énergie fossile: le gaz, le pétrole et le charbon.

Or, c’est facile de pointer du doigt la Chine qui, avec ses 10 milliards de tonnes de CO2, est responsable de 32% des gaz à effet de serre sur notre planète. Les États-Unis occupent la 2e position mondiale avec 15% des émissions de CO2 et l’Union européenne ferme la marche de ce podium avec 9%.

Pourtant, comme l’a révélé un récent rapport de l’École d’économie de Paris, si on ramène les émissions de CO2 par habitant, la Chine qui pollue notre atmosphère deux fois plus que les États-Unis compte quatre fois plus d’habitants que son dauphin américain. Le calcul est donc biaisé.

Pire, par habitant, les pays à la fois riches et exportateurs des énergies fossiles rejettent le plus de gaz au niveau planétaire. Ainsi, même s’il est un petit émirat avec 2 millions d’habitants, le Qatar, le numéro un mondial des exportateurs du gaz naturel, décroche le titre de premier pollueur mondial avec 44 tonnes de CO2 par habitant.

Dans la même veine, et comme ne cessent de le répéter Lucas Chancel et Thomas Piketty, les auteurs du rapport de l’École d’économie de Paris sur le climat, avec leur mode de consommation énergivore, les Occidentaux sont parmi les premiers pollueurs au monde.

Par ailleurs, à la tête des pays émergents, la Chine ne cesse de réclamer la prise en compte des émissions historiques du gaz à effet de serre, surtout si on sait que le CO2 peut rester des milliers d’années dans l’atmosphère.

Alors, si pour se développer les pays de l’Occident ont pollué allégrement notre atmosphère depuis la révolution industrielle de 1750, il est plus que normal que les pays émergents rechignent à s’engager à quoi que ce soit à Paris.

Mais là où le bât blesse le plus, c’est Nicolas Hulot, l’envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète, qui le répète sur toutes les tribunes: 650 milliards de dollars sont accordés comme subventions et exonérations aux pétrolières, alors que les conséquences de leur activité sur l’environnement et la santé s’élèvent à plus de 6000 milliards de dollars par an!

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